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Dernières Infos - cessez le feu au liban 2026

Raï place ses « espoirs » dans les négociations, mais appelle à la « vigilance »


Raï place ses « espoirs » dans les négociations, mais appelle à la « vigilance »

Le patriarche maronite Béchara Raï, à Baabda, le 23 avril 2026. Photo X / @LBPresidency

Le patriarche maronite, Béchara Raï, a affirmé dimanche avoir bon espoir dans les négociations qui doivent avoir lieu prochainement entre le Liban et Israël, les premières menées directement entre des délégations de haut niveau depuis plus de 40 ans, mais a toutefois appelé à la « vigilance ».

Alors que le cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, entré en vigueur le 17 avril, initialement pour une période de dix jours désormais prolongée de trois semaines après une nouvelle réunion libano-israélienne à Washington, le dignitaire religieux a indiqué, dans son homélie dominicale prononcée à Bkerké, placer ses « espoirs dans les négociations », tout en appelant à la vigilance. Le président libanais Joseph Aoun a été le premier à appeler à des négociations directes avec Israël, dès le début du conflit le 3 mars, au lendemain des tirs de roquettes du Hezbollah contre Israël, qui ont entraîné le Liban de nouveau dans la guerre régionale en cours.

Évoquant une période où le Liban « vit entre espoir et crainte, entre attente et inquiétude, entre une trêve dont nous guettons la solidité et une réalité qui demeure fragile », Mgr Raï a souligné que « l’expérience nous a appris que la stabilité ne se construit pas sur les seuls souhaits, mais sur un travail constant ». Il a dans ce sens insisté sur la nécessité pour l’État de se doter « d’une autorité solide, d’un État de droit, d’institutions qui fonctionnent et d’une seule armée, unifiée, qui régule, protège et inspire la confiance ».

Le cardinal Raï a encore affirmé que « le Liban n’est pas un champ de bataille, mais une patrie, et l’être humain n’y est pas un chiffre ». Réitérant son rejet de la guerre, le patriarche a souligné que la paix « ne peut être un simple slogan », mais exige « une décision, une volonté, un travail sérieux et la mise à l’écart des armes ». Dans ce contexte, il a appelé à « un leadership ferme, une vision claire et du courage dans les prises de décision » à l'heure où le gouvernement libanais tente de renforcer la souveraineté du pays avec les décisions successives prises depuis août 2025 pour désarmer les groupes non-étatiques, en tête desquels le Hezbollah. Un processus qui n'a toujours pas abouti.

La trêve actuellement en vigueur au Liban est mise à mal quotidiennement par des bombardements israéliens sur le Liban-Sud, où Tel-Aviv veut établir une « zone tampon » de facto le long de sa frontière, et des attaques revendiquées par le Hezbollah contre des positions israéliennes dans le Sud mais également contre des infrastructures militaires dans le nord d'Israël.

Le patriarche maronite, Béchara Raï, a affirmé dimanche avoir bon espoir dans les négociations qui doivent avoir lieu prochainement entre le Liban et Israël, les premières menées directement entre des délégations de haut niveau depuis plus de 40 ans, mais a toutefois appelé à la « vigilance ».Alors que le cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, entré en vigueur le 17 avril, initialement pour une période de dix jours désormais prolongée de trois semaines après une nouvelle réunion libano-israélienne à Washington, le dignitaire religieux a indiqué, dans son homélie dominicale prononcée à Bkerké, placer ses « espoirs dans les négociations », tout en appelant à la vigilance. Le président libanais Joseph Aoun a été le premier à appeler à des négociations directes avec Israël, dès le début du conflit...