(De gauche à droite) Karoline Leavitt, attachée de presse de la Maison Blanche, Melania Trump, Première dame des États-Unis, Donald Trump, président des États-Unis, et Weijia Jiang, correspondante en chef de CBS News à la Maison Blanche, assistent au dîner des correspondants de la Maison Blanche au Washington Hilton, à Washington, DC, le 25 avril 2026. Photo Mandel NGAN / AFP
Le président américain, Donald Trump, évoquant l'assassinat d'Abraham Lincoln, a estimé samedi soir que l'assaillant ayant fait irruption au gala auquel il assistait à Washington pourrait l'avoir visé car il était mécontent de sa politique.
« Je vous le demande respectueusement, pourquoi pensez-vous que cela continue de vous arriver ? », a demandé une journaliste à M. Trump après les coups de feu tirés lors du dîner des correspondants auquel il assistait samedi à l'hôtel Hilton de Washington.
M. Trump avait une réponse toute prête, concernant sa place dans le panthéon des présidents américains. « Eh bien, vous savez, j’ai étudié les assassinats », a déclaré le septuagénaire. « Et je dois vous dire que les personnes les plus marquantes, celles qui en font le plus — regardez Abraham Lincoln (...), ceux qui ont le plus d'impact, ce sont ceux qu'on vise », a-t-il ajouté. Abraham Lincoln, 16e président des Etats-Unis, avait été tué en 1865 dans sa loge de théâtre à Washington par un acteur ardent partisan des « Sudistes », qui venaient d'être battus par les forces du gouvernement fédéral.
« Je déteste dire que j'en suis honoré, mais j'ai accompli beaucoup de choses. Nous avons changé ce pays, et il y a beaucoup de gens qui ne sont pas contents de cela. Donc je pense que c'est ça, la réponse », a souligné M. Trump, qui a survécu à une tentative d'assassinat lors d'un meeting de campagne en 2024 aux Etats-Unis. « Je mène une vie assez normale, compte tenu du fait, vous savez, que c'est une vie dangereuse », a-t-il dit.
M. Trump a par ailleurs adopté un ton mesuré à l'égard de la presse, après l'avoir déjà qualifiée d’ « ennemie du peuple », affirmant qu'il y avait « énormément d'amour et de solidarité » après la fusillade. Le président américain a indiqué qu'il se préparait à prononcer « le discours le plus inapproprié jamais prononcé », mais qu'il serait désormais « très ennuyeux » lorsque le dîner sera reprogrammé.
La fusillade de samedi l'a aussi amené à digresser sur l'un de ses sujets favoris : l'immense salle de bal de 400 millions de dollars qu'il fait construire à la Maison Blanche. Trump a déclaré que le lieu du dîner des correspondants de presse, l'hôtel Hilton de Washington, n'était « pas particulièrement sécurisé » et montrait selon lui la nécessité de construire la nouvelle salle de bal.

