Le cheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan, président des Émirats arabes unis, reçoit le président syrien Ahmad al-Sharaa à Abou Dhabi, aux Émirats arabes unis, le 22 avril 2026. Abdulla Al Bedwawi / Cour présidentielle des Émirats arabes unis / document remis via REUTERS.
Issam Buwaydani, ex-chef d'un groupe rebelle islamiste, est rentré à Damas après près d'un an de détention pour des motifs inconnus aux Émirats arabes unis, a-t-on appris auprès d'un responsable militaire syrien.
Le retour d'Issam Buwaydani qui dirigeait Jaïch el-Islam, groupe rebelle qui a combattu le président déchu Bachar el-Assad, intervient au lendemain de la visite du président syrien Ahmad el-Chareh aux Émirats, pendant laquelle il s'est entretenu avec son homologue émirati Mohamed ben Zayed. « Issam Buwaydani est arrivé à Damas », a déclaré ce responsable militaire qui a requis l'anonymat, indiquant au passage que l'ex-chef rebelle avait été reçu au palais présidentiel par le président et son ministre de la Défense.
Il avait été arrêté en avril 2025 à l’aéroport de Dubaï, où il était arrivé avec un passeport turc pour une visite privée, avait indiqué à l'époque Jaïch el-Islam, l'un des groupes intégrés aux nouvelles forces syriennes depuis la dissolution de toutes les factions armées. Les raisons de son arrestation sont toujours restées floues.
Régulièrement ces derniers mois des partisans et des membres de sa famille manifestaient à Damas afin que les autorités syriennes interviennent pour sa libération. Jaïch el-Islam a été l'un des plus importants groupes d'opposition au régime de Bachar el-Assad dans la région de Damas, notamment dans la Ghouta orientale, après le début de la guerre en 2011.
Des militants lui ont imputé l'enlèvement, en décembre 2013, de quatre défenseurs des droits humains, dont l’avocate et journaliste syrienne Razan Zaitouneh. Depuis la chute d'Assad en 2024, Issam Buwaydani était apparu à plusieurs reprises aux côtés du nouveau président syrien. Dans sa ville natale de Douma, près de Damas, des dizaines de personnes préparaient une cérémonie pour l'accueillir, selon un correspondant de l’AFP, sous forte présence sécuritaire.

