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Attaque contre la Finul à Ghandouriyé : un Casque bleu français succombe à ses blessures


Des Casques bleus français à Tyr, le 8 juillet 2025. Photo Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour

Un deuxième militaire français de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul), est mort mercredi « des suites de ses blessures » infligées au Liban « par des combattants du Hezbollah » dans « la même embuscade » qui a tué samedi l'adjudant Florian Montorio, a annoncé Emmanuel Macron.

Samedi, un soldat français de la Finul avait été tué et trois autres blessés dans une embuscade tendue par des éléments armés au Liban-Sud, alors qu’une patrouille du contingent français inspectait un champ de mines à Ghandouriyé, dans le caza de Bint Jbeil. L’un des blessés, le caporal-chef Anicet Girardin, a succombé à ses blessures mercredi. Les autorités françaises ont ont immédiatement pointé du doigt le Hezbollah, qui se défend de ces accusations.

« Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment d’infanterie cynotechnique de Suippes, rapatrié hier du Liban où il avait été gravement blessé par des combattants du Hezbollah, est mort ce matin des suites de ses blessures », a déclaré le président français sur le réseau X. « Il est mort pour la France. La Nation, qui rendra demain un hommage à l’adjudant Florian Montorio mortellement touché au cours de la même embuscade, salue avec émotion la mémoire du caporal-chef Anicet Girardin et son sacrifice », a-t-il ajouté, adressant également « sa profonde compassion » à ses proches et à ceux des autres blessés. Emmanuel Macron a aussi rendu « hommage à l'engagement exemplaire de nos armées au sein de la Finul, qui œuvrent avec courage et détermination au service de la France et de la paix au Liban ».

La force internationale a présenté ses « sincères » condoléances à la famille et aux proches du caporal-chef Anicet Girardin, assurant avoir « ouvert une enquête pour déterminer les circonstances de cet incident », et appelant parallèlement le gouvernement libanais « à mener rapidement ses propres investigations afin d’identifier les responsables et de les traduire en justice ». La Finul a indiqué, dans un communiqué, que le second Casque bleu grièvement blessé dans l'attaque reste hospitalisé à Paris et que le troisième, plus légèrement blessé, a quant à lui quitté l’hôpital et regagné sa base à Deir Kifa dans le caza de Tyr.

De son côté, le président libanais Joseph Aoun « a renouvelé sa condamnation de l’incident » et « présenté à nouveau ses condoléances à l’État français ainsi qu’au commandement de la Finul ». Il a estimé que le soldat décédé « avait rejoint, avec son camarade, la longue liste des membres des forces internationales tombés dans le Sud », aux côtés « de nombreux soldats de l’armée libanaise et d’autres forces de sécurité ».

Un deuxième militaire français de la Force intérimaire de l'ONU au Liban (Finul), est mort mercredi « des suites de ses blessures » infligées au Liban « par des combattants du Hezbollah » dans « la même embuscade » qui a tué samedi l'adjudant Florian Montorio, a annoncé Emmanuel Macron.Samedi, un soldat français de la Finul avait été tué et trois autres blessés dans une embuscade tendue par des éléments armés au Liban-Sud, alors qu’une patrouille du contingent français inspectait un champ de mines à Ghandouriyé, dans le caza de Bint Jbeil. L’un des blessés, le caporal-chef Anicet Girardin, a succombé à ses blessures mercredi. Les autorités françaises ont ont immédiatement pointé du doigt le Hezbollah, qui se défend de ces accusations.« Le caporal-chef Anicet Girardin du 132e régiment...