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Dernières Infos - Sanctions

Washington sanctionne Bagdad pour l'obliger à démanteler les milices pro-Iran, selon des médias


Le centre douanier de Rabia après des travaux de reconstruction, au service du commerce transfrontalier entre l’Irak et la Syrie, dans la province de Ninive (Irak), le 20 avril 2026. Photo Khalid Al-Mousily/ Reuters

Les États-Unis ont suspendu la livraison de dollars à Bagdad ainsi que des programmes de coopération militaire, espérant forcer l'Irak à démanteler les milices pro-iraniennes qu'ils accusent de d'attaques récentes contre des intérêts américains, selon des médias.

Le Wall Street Journal, citant des sources officielles irakiennes et américaines, a affirmé mardi que Washington avait, pour la seconde fois depuis le début de la guerre, suspendu la livraison par avion-cargo de près de 500 millions de dollars en cash, provenant des ventes de pétrole irakien. Les États-Unis ont aussi suspendu le financement de certains programmes de lutte antiterroriste, notamment contre le groupe État islamique, et de formation des forces armées irakiennes, selon les mêmes sources. Un responsable de la sécurité irakien a confirmé à l'AFP l'arrêt de la coopération bilatérale, en raison « des milices et des (...) bombardements ».

L'Irak, voisin de l'Iran, a été entraîné dans la guerre au Moyen-Orient avec des frappes imputées aux Etats-Unis ou à Israël visant des groupes pro-iraniens. Ces derniers ont en retour revendiqué des attaques contre les intérêts américains dans le pays.

Le 9 avril, le département d'Etat américain avait déclaré avoir « convoqué » l'ambassadeur irakien à Washington, Nazar Al-Khirullah, pour condamner ces attaques.

Les États-Unis « ne toléreront aucune attaque contre leurs intérêts et attendent du gouvernement irakien qu'il prenne immédiatement toutes les mesures nécessaires pour démanteler les milices pro-iraniennes présentes en Irak », avait déclaré le département d'État dans un communiqué. Des factions armées irakiennes favorables à l'Iran ont cependant cessé leurs attaques contre les « bases ennemies » dans le pays et la région, en cohérence avec le cessez-le-feu entre les Etats-Unis et l'Iran.

Avant ce cessez-le-feu, l'ambassade des États-Unis en Irak avait mis en garde ses ressortissants après « de nombreuses attaques de drones » lancées selon elle par des milices pro-iraniennes contre des installations diplomatiques et l'aéroport international de Bagdad.

En janvier, Donald Trump avait menacé de retirer tout soutien à Bagdad si Nouri al-Maliki, 75 ans, perçu comme proche de l'Iran, revenait au pouvoir.

Les États-Unis ont suspendu la livraison de dollars à Bagdad ainsi que des programmes de coopération militaire, espérant forcer l'Irak à démanteler les milices pro-iraniennes qu'ils accusent de d'attaques récentes contre des intérêts américains, selon des médias.Le Wall Street Journal, citant des sources officielles irakiennes et américaines, a affirmé mardi que Washington avait, pour la seconde fois depuis le début de la guerre, suspendu la livraison par avion-cargo de près de 500 millions de dollars en cash, provenant des ventes de pétrole irakien. Les États-Unis ont aussi suspendu le financement de certains programmes de lutte antiterroriste, notamment contre le groupe État islamique, et de formation des forces armées irakiennes, selon les mêmes sources. Un responsable de la sécurité irakien a...