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Moyen-Orient - Nations Unies

À l’ONU, la course au secrétariat général s’ouvre sous haute tension géopolitique

L’ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, le directeur général de l’AIEA, Rafael Mariano Grossi, la secrétaire générale de l’UNCTAD, Rebeca Grynspan Mayufis, et l’ancien président du Sénégal, Macky Sall, présenteront leur vision dans un processus voulu plus transparent.

À l’ONU, la course au secrétariat général s’ouvre sous haute tension géopolitique

Rarement une succession à la tête des Nations unies n’aura été aussi scrutée. Dix ans après la nomination d’Antonio Guterres, l’Organisation s’apprête à désigner un nouveau secrétaire général dans un contexte international marqué par l’érosion du multilatéralisme, la multiplication des crises et les remises en cause du droit international. Quatre candidats entreront en scène, mardi 21 et mercredi 22 avril, lors de dialogues interactifs publics organisés à New York, une étape désormais centrale d’un processus de sélection voulu plus transparent.

À la manœuvre, la présidente de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, a donné le ton en soulignant l’enjeu politique et institutionnel de cette séquence. « À une époque de défis croissants et où les principes fondamentaux de la Charte des Nations unies sont remis en question, le monde a plus que jamais besoin des Nations unies et d’un secrétaire général capable d’assurer un leadership fort, fondé sur des principes et efficace », a-t-elle déclaré, avant d’insister sur la dimension stratégique du mandat à venir. « Le rôle du secrétaire général est crucial – il ou elle doit être le plus ferme défenseur de la Charte des Nations unies, fondement de l’ordre international fondé sur des règles. »

Procédure codifiée et éminemment politique

Le processus de désignation repose sur un équilibre délicat entre transparence accrue et réalités géopolitiques. Conformément aux pratiques renforcées depuis 2016 et entérinées par la résolution 79/327 de l’Assemblée générale, les candidats doivent être officiellement présentés par un État membre ou un groupe régional. Chaque candidature s’accompagne d’un curriculum vitae, d’une déclaration de vision stratégique et d’informations sur le financement de la campagne.

Les dialogues interactifs constituent une innovation majeure : pendant trois heures, chaque candidat présente ses priorités puis répond aux questions des États membres et de la société civile. Un exercice de redevabilité inédit à cette échelle, même si la décision finale reste entre les mains du Conseil de sécurité, dont les cinq membres permanents disposent d’un droit de veto. L’Assemblée générale entérine ensuite formellement la nomination. « Le choix du secrétaire général montrera également si les Nations unies représentent véritablement les huit milliards de personnes que nous servons », a rappelé Annalena Baerbock.

Quatre profils pour une fonction à redéfinir

Quatre candidats sont actuellement en lice, reflétant des parcours diplomatiques, politiques et technocratiques variés. Michelle Bachelet, ancienne présidente du Chili et ex-Haute-Commissaire aux droits de l’homme, incarne une approche centrée sur les droits fondamentaux et l’expérience exécutive. Rafael Mariano Grossi, directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), apporte une expertise technique et stratégique sur les questions nucléaires et de sécurité internationale. Rebeca Grynspan Mayufis, actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (UNCTAD), incarne la voix du développement économique et du Sud global. Ancienne vice-présidente du Costa Rica, elle met en avant les enjeux d’inégalités, de dette et de réforme du système financier international – au cœur des débats contemporains sur la gouvernance économique mondiale. L'ancien président du Sénégal, Macky Sall, incarne pour sa part une candidature politique issue du continent africain, forte d’une expérience régionale et d’un rôle actif dans la médiation diplomatique.

Les dialogues interactifs ne constituent pas seulement un exercice de présentation : ils sont devenus un test politique majeur. Pendant trois heures, chaque candidat devra défendre sa vision et répondre à des questions directes des États et de la société civile. Avant l’ouverture des dialogues, Annalena Baerbock prononcera une déclaration à la presse à 9h45, marquant le lancement officiel de cette séquence. L’ensemble de ces interventions sera diffusé en direct et accessible à la demande sur UN Web TV. Peu après leurs interventions, les candidats auront la possibilité de répondre aux questions de la presse au point presse du foyer Est, à l’extérieur de la salle de l’Assemblée générale.

Au-delà des profils, c’est la nature même de la fonction qui est en jeu. Le prochain secrétaire général devra composer avec une fragmentation accrue du système international, des conflits prolongés et une pression croissante sur les institutions multilatérales. La feuille de route esquissée lors des dialogues s’articule autour de deux axes : leadership et réponses aux trois piliers de l’ONU – paix et sécurité, développement, droits humains. Mais une question demeure : quelle marge de manœuvre réelle dans un monde dominé par les rivalités de puissance ?

Rarement une succession à la tête des Nations unies n’aura été aussi scrutée. Dix ans après la nomination d’Antonio Guterres, l’Organisation s’apprête à désigner un nouveau secrétaire général dans un contexte international marqué par l’érosion du multilatéralisme, la multiplication des crises et les remises en cause du droit international. Quatre candidats entreront en scène, mardi 21 et mercredi 22 avril, lors de dialogues interactifs publics organisés à New York, une étape désormais centrale d’un processus de sélection voulu plus transparent.À la manœuvre, la présidente de l’Assemblée générale, Annalena Baerbock, a donné le ton en soulignant l’enjeu politique et institutionnel de cette séquence. « À une époque de défis croissants et où les principes fondamentaux de la Charte des Nations...
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Tous les candidats cités mis á part Grossi sont soit socialistes, soit tiers mondisants !!!!

Moi

14 h 38, le 21 avril 2026

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Commentaires (1)

  • Tous les candidats cités mis á part Grossi sont soit socialistes, soit tiers mondisants !!!!

    Moi

    14 h 38, le 21 avril 2026

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