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Casque bleu tué au Liban-Sud : les attaques contre la Finul peuvent constituer un « crime de guerre », rappelle Guterres


Casque bleu tué au Liban-Sud : les attaques contre la Finul peuvent constituer un « crime de guerre », rappelle Guterres

Des soldats de la Force intérimaire des Nations unies au Liban effectuent une patrouille à bord de véhicules blindés le long de la frontière avec Israël, près du village de Kfarkila, au Liban-Sud, le 4 juin 2025. Photo d'archives AFP

Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a condamné « avec la plus grande fermeté » l’attaque d'une patrouille de la Force intérimaire des Nations unies au Liban samedi, au cours de laquelle un soldat français a été tué et trois autres blessés. Dans une déclaration rapportée par le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, M. Guterres a appelé toutes les parties au Liban à respecter le cessez-le-feu entré en vigueur vendredi et estimé que les attaques contre les Casques bleus pourraient constituer un « crime de guerre ».

Selon une évaluation préliminaire de la Finul, les Casques bleus ont essuyé des tirs « de la part d’acteurs non étatiques, présumés appartenir au Hezbollah », alors qu’ils inspectaient un site où des engins explosifs improvisés suspects auraient été placés sur une route près de Ghandouriyé. Le Hezbollah a démenti tout lien avec les violences ayant causé la mort du Casque bleu français.

Il s’agit du troisième incident, en l’espace de quelques semaines, ayant entraîné la mort de Casques bleus au Liban, après que trois soldats de la paix indonésiens avaient été tués pendant les 46 jours de guerre entre le parti-milice et Israël. L'incident de samedi a eu lieu malgré l’annonce, le 16 avril, d'un cessez-le-feu de dix jours. « Toutes les parties sont instamment priées de respecter cette cessation des hostilités et de cesser le feu », a insisté le chef de l'ONU.

Le secrétaire général a en outre « renouvelé son appel à toutes les parties pour qu’elles respectent leurs obligations au regard du droit international et garantissent en tout temps la sécurité du personnel des Nations unies ainsi que l’inviolabilité des biens et installations de l’Organisation ».

« Les attaques contre les Casques bleus doivent cesser », a-t-il souligné, rappelant qu’elles « constituent de graves violations du droit international humanitaire » et « peuvent constituer des crimes de guerre ». Il a également appelé à ce que « toutes les attaques […] fassent l’objet d’enquêtes rapides » et que leurs auteurs « soient poursuivis et tenus pour responsables ».

Le secrétaire général a encore rappelé « l’importance de la sécurité ainsi que de la liberté de mouvement » de la mission onusienne.

Le secrétaire général de l'ONU, António Guterres, a condamné « avec la plus grande fermeté » l’attaque d'une patrouille de la Force intérimaire des Nations unies au Liban samedi, au cours de laquelle un soldat français a été tué et trois autres blessés. Dans une déclaration rapportée par le porte-parole de l’ONU, Stéphane Dujarric, M. Guterres a appelé toutes les parties au Liban à respecter le cessez-le-feu entré en vigueur vendredi et estimé que les attaques contre les Casques bleus pourraient constituer un « crime de guerre ».Selon une évaluation préliminaire de la Finul, les Casques bleus ont essuyé des tirs « de la part d’acteurs non étatiques, présumés appartenir au Hezbollah », alors qu’ils inspectaient un site où des engins explosifs improvisés suspects auraient été placés sur...