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Dernières Infos - guerre au liban 2026

Hajj Hassan : les négociations directes avec Israël, une « grave erreur »


Le député du Hezbollah Hussein Hajj Hassan s’exprime lors d’un entretien avec l'AFP dans son bureau au Parlement libanais, au centre-ville de Beyrouth, le 16 avril 2026. Photo Anwar AMRO / AFP

Le député du Hezbollah Hussein Hajj Hassan a affirmé jeudique les négociations directes du Liban avec Israël étaient une « grave erreur », appelant Beyrouth à arrêter les « concessions gratuites » à l'égard des Etats-Unis et d'Israël.

Cet entretien a été réalisé avant l'annonce par le président américain Donald Trump d'un accord pour un cessez-le-feu de 10 jours entre le Liban et Israël. Des discussions directes entre les deux pays en état de guerre se sont tenues mardi au niveau des ambassadeurs à Washington, sous l'égide des Etats-Unis qui ont tenté jeudi de forcer un contact au plus haut niveau entre le Liban et Israël.

« Les négociations directes sont une grave erreur (...) et ne présentent aucun intérêt pour le Liban », a affirmé à l'AFP le député de la formation pro-iranienne lors d'une interview accordée dans son bureau au Parlement à Beyrouth. « Que dire alors s'il y a un contact au niveau évoqué par Trump ? », s'est-il demandé. M. Trump a affirmé que les « dirigeants » d'Israël et du Liban allaient se parler jeudi, ce qui aurait constitué une première. Mais le président libanais Joseph Aoun a refusé la demande américaine d'établir un « contact direct » avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, a indiqué une source officielle libanaise à l'AFP.

Les discussions entre ambassadeurs mardi à Washington étaient les premières du genre depuis 1993. Le député a appelé les responsables libanais à « mettre fin à la série de concessions gratuites et sans contrepartie » aux Israéliens et aux Américains, sans obtenir de cessez-le-feu dans la guerre en cours.

Après cet entretien, le président américain a annoncé un cessez-le-feu de dix jours à partir de 21h00 GMT, sans mentionner le Hezbollah. La formation pro-iranienne a entraîné le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars, en menant une attaque contre Israël pour venger la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei dans une frappe américano-israélienne. Depuis le 2 mars, près de 2 200 personnes ont été tués et plus d'un million déplacées par les frappes israéliennes. Si les autorités libanaises « sont incapables de parvenir à une seule condition, qui est un cessez-le-feu, comment peuvent-ils négocier avec l'entité sioniste sous parrainage américain ? », s'est demandé le député de la formation chiite.

« Haine injustifiée »

M. Hajj Hassan a affirmé que le Liban avait refusé d'être inclus dans la trêve régionale en vigueur depuis le 8 avril, en raison de sa « haine injustifiée de l'Iran ». « Le Liban officiel insiste pour obtenir un cessez-le-feu via les Israéliens et les Américains (...) il ne veut pas y parvenir par le biais de l'Iran », a-t-il encore dit.

Les responsables libanais ont affirmé qu'ils voulaient dissocier leurs discussions avec Israël des négociations entre les Etats-Unis et l'Iran. Le député a assuré que son pays n'était pas « au service de l'Iran ». « C'est l'Iran qui sert le Liban et qui sert le Hezbollah (...) preuve en est qu'il n'accepte aucun accord qui ne comprend pas un cessez-le-feu au Liban ».

Le président du parlement iranien, figure montante de la République islamique, a estimé jeudi qu'un « cessez-le-feu au Liban (était) aussi important » qu'en Iran, dans un message publié sur la messagerie Telegram. « Nous nous efforçons de contraindre nos ennemis à instaurer un cessez-le-feu permanent dans toutes les zones de conflit, conformément à l'accord » de trêve convenu le 8 avril avec les Etats-Unis, a dit Mohammad Bagher Ghalibaf.

Le député s'en est pris aux autorités libanaises qui « veulent abandonner la résistance et l'affronter ». Le gouvernement libanais avait dès le premier jour de la guerre interdit l'activité militaire du Hezbollah. « Le combat de la résistance face à l'agresseur et à l'occupant est légitime », a assuré M. Hajj Hassan, alors que le Hezbollah affronte les troupes israéliennes qui progressent en territoire libanais dans le sud.

Le député du Hezbollah Hussein Hajj Hassan a affirmé jeudique les négociations directes du Liban avec Israël étaient une « grave erreur », appelant Beyrouth à arrêter les « concessions gratuites » à l'égard des Etats-Unis et d'Israël.Cet entretien a été réalisé avant l'annonce par le président américain Donald Trump d'un accord pour un cessez-le-feu de 10 jours entre le Liban et Israël. Des discussions directes entre les deux pays en état de guerre se sont tenues mardi au niveau des ambassadeurs à Washington, sous l'égide des Etats-Unis qui ont tenté jeudi de forcer un contact au plus haut niveau entre le Liban et Israël.« Les négociations directes sont une grave erreur (...) et ne présentent aucun intérêt pour le Liban », a affirmé à l'AFP le député de la formation...