De la fumée s’élève du site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé la localité de Deir al-Zahrani, dans le sud du Liban, le 15 avril 2026. Photo Mahmoud Zayyat/AFP
Le président américain Donald Trump jugerait « bienvenue la fin des hostilités » au Liban mais un tel accord ne fait pas partie des négociations avec l'Iran, a déclaré mercredi un haut responsable américain au lendemain des premiers pourparlers directs entre Israël et le Liban. À propos d'un éventuel cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, le responsable a indiqué que « ce n'est pas quelque chose que nous avons demandé, et cela ne fait pas non plus partie des négociations de paix avec l'Iran ».
Mais, a-t-il ajouté sous le couvert de l'anonymat, « le président jugerait bienvenue la fin des hostilités au Liban dans le cadre d'un accord de paix » entre Israël et ce pays.
Des représentants israéliens et libanais ont tenu de premiers pourparlers directs mardi à Washington sous médiation américaine, se disant prêts à lancer des négociations de paix. L'ambassadrice libanaise aux Etats-Unis, Nada Hamadé Mouawad, a dit mardi avoir appelé lors de la réunion « à un cessez-le-feu » au Liban, ce qu'Israël a pour l'instant rejeté.
Les États-Unis visent clairement à dissocier les deux fronts iranien et libanais du conflit au Moyen-Orient. Ils insistent à cet égard sur le fait que l'accord de cessez-le-feu de deux semaines avec l'Iran ne concerne pas le Liban, malgré les appels de nombreux pays dont la France à ce que cela soit le cas.
« Les États-Unis souhaitent voir s'instaurer une paix durable, mais n'ont pas exigé un cessez-le-feu immédiat » entre Israël et le Hezbollah, a poursuivi le responsable. Il s'agit d'« instaurer un climat de confiance » entre les deux gouvernements en vue d'un accord de paix, a-t-il ajouté.


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