Une femmes a avoué avoir tué ses propres enfants à Choueifat. Photo ANI
Une mère syrienne a avoué avoir tué ses deux enfants de 6 et 9 ans dans la région de Choueifat, au sud de Beyrouth, après avoir initialement prétendu les avoir trouvés inconscients à leur domicile, ont indiqué les Forces de sécurité intérieure (FSI) dans un communiqué publié mercredi.
« À l'aube du 28 février, deux enfants ont été admis dans un état critique dans un hôpital de la région de Hadath : un garçon né en 2020 et sa sœur née en 2017, tous deux syriens », ont déclaré les FSI. « La fillette est rapidement décédée, et trois jours plus tard, son frère est également mort. Selon le rapport du médecin légiste, les deux enfants ont souffert d'un manque soudain d'oxygène, et la cause du décès est compatible avec une suffocation. »
« Lors de l'enquête préliminaire, la mère des enfants, née en 1996, de nationalité syrienne, avait prétendu avoir découvert leur état lorsqu'elle a tenté de les réveiller pour le repas précédant l'aube pendant le Ramadan », ajoute le communiqué. « Elle avait alors expliqué qu'ils étaient inanimés et ne bougeaient pas, et qu'elle a alors contacté un homme, également syrien et né en 1996, qui a aidé à les transporter à l'hôpital, ce que celui-ci a confirmé dans sa déclaration. »
Les FSI ont précisé que sur la base de ces données, des unités spécialisées de la branche de l'Information ont lancé des procédures pour élucider les circonstances de ces décès, en particulier après les « soupçons d'acte criminel » soulevés par le rapport médico-légal.
« Le 27 mars, la mère a été convoquée pour être interrogée. A mesure que l'enquête avançait et confrontée aux preuves, elle a avoué avoir étouffé ses deux enfants avec un oreiller alors qu'ils étaient sur son lit, à leur domicile du secteur de Sahraa Choueifat », ont déclaré les FSI. « Elle les a ensuite laissés dans cet état pendant environ une heure avant de contacter quelqu'un pour demander de l'aide. Elle a ajouté avoir commis cet acte en raison de pressions psychologiques auxquelles elle était soumise. »
« Des mesures légales ont été prises à son encontre et elle a été déférée devant l'autorité judiciaire compétente », conclut le communiqué.

