Le pape Léon XIV rencontre le président algérien Abdelmadjid Tebboune au palais présidentiel le 13 avril 2026. Photo : LUCA ZENNARO / POOL / AFP
Au premier jour de sa visite en Algérie, le pape a exhorté lundi les autorités à « ne pas craindre » la participation populaire à la vie politique et économique et à promouvoir « une société civile vivante, dynamique et libre ». « La véritable force d'un pays réside dans la coopération de tout le monde à la réalisation du bien commun. Les autorités sont appelées non pas à dominer, mais à servir le peuple et son développement », a-t-il dit dans un discours prononcé en anglais devant un parterre de responsables, dont le président Abdelmadjid Tebboune.
« J'exhorte donc ceux d'entre vous qui détiennent l'autorité dans ce pays à ne pas craindre cette perspective (de participation populaire, NDLR) et à promouvoir une société civile vivante, dynamique et libre, dans laquelle on reconnaît en particulier aux jeunes la capacité de contribuer à élargir l'horizon de l'espérance pour tous », a dit Léon XIV.
Depuis l'élan du mouvement prodémocratie Hirak en 2019, qui réclamait des réformes profondes et plus de transparence, les autorités algériennes ont repris le contrôle de l'espace public, dénoncent des ONG de défense des droits humains.
Le pays, où l'islam sunnite est religion d'Etat, reste traversé par des attentes fortes, notamment chez les jeunes, confrontés à un sentiment de manque de perspectives. Quelques jours avant la venue du pape, trois ONG internationales, dont Human Rights Watch (HRW), l'avaient appelé à soulever les questions de droits humains et de liberté religieuse auprès des autorités algériennes.

