Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Diplomatie

Le Vatican dément que son ambassadeur ait été sermonné par le Pentagone


Les gardes suisses prenant position (ici avant l'arrivée du président français Emmanuel Macron et de son épouse Brigitte Macron pour une audience avec le pape Léon XIV), au Vatican, le 10 avril 2026. Photo Tiziana FABI / AFP

Le Vatican a démenti à son tour vendredi des informations de presse selon lesquelles le Pentagone avait exigé le soutien de l'Eglise à la puissance militaire américaine auprès de l'ambassadeur du Saint-Siège lors d'une réunion en janvier.

« Le récit proposé par certains organes de presse au sujet de cette réunion ne correspond absolument pas à la vérité », a réagi vendredi un porte-parole du Saint-Siège.

Jeudi, le ministère américain de la Défense, devenu ministère de la Guerre sous l'administration Trump, avait écrit sur X que « les récits récents concernant cette rencontre sont fortement exagérés et déformés ».

A cette réunion, qui s'est tenue le 22 janvier au Pentagone - donc avant le déclenchement de la guerre en Iran - étaient présents le sous-secrétaire de la Guerre chargé de la politique, Elbridge Colby, et le cardinal français Christophe Pierre, alors nonce apostolique (ambassadeur du Saint-Siège) à Washington.

Selon le média indépendant The Free Press, qui cite des responsables du Vatican anonymes, la réunion a vite tourné à « l'aigre », les responsables du Pentagone s'évertuant à donner des leçons sur la puissance militaire des Etats-Unis, ajoutant que « l'Eglise ferait mieux de se ranger de leur côté ».

« Comme l’a confirmé le cardinal Christophe Pierre, ancien nonce apostolique aux États-Unis, la rencontre qu’il a eue avec M. Elbridge Andrew Colby s’inscrivait dans la mission normale du représentant pontifical et a donné lieu à un échange sur des questions d’intérêt mutuel », a indiqué dans un communiqué Matteo Bruni, directeur du service de presse du Saint-Siège.

Selon le Pentagone, la rencontre « a donné lieu à un échange respectueux et constructif » au cours duquel divers sujets ont été abordés : les « questions éthiques en matière de politique étrangère, la logique de la stratégie de sécurité nationale des Etats-Unis, l'Europe, l'Afrique, l'Amérique latine et d'autres thèmes ».

L'affaire intervient alors que Léon XIV, premier pape américain de l'histoire, entretient des relations délicates avec l'administration de Donald Trump. Il s'est exprimé contre la guerre en Iran et a jugé « inacceptable » la menace du président américain d' « anéantir la civilisation iranienne ».

Léon XIV a nommé en mars un nouvel ambassadeur auprès des Etats-Unis, l'archevêque italien Gabriele Caccia, en remplacement du cardinal Pierre, qui a pris sa retraite à l'âge de 80 ans.

Le Vatican a démenti à son tour vendredi des informations de presse selon lesquelles le Pentagone avait exigé le soutien de l'Eglise à la puissance militaire américaine auprès de l'ambassadeur du Saint-Siège lors d'une réunion en janvier.« Le récit proposé par certains organes de presse au sujet de cette réunion ne correspond absolument pas à la vérité », a réagi vendredi un porte-parole du Saint-Siège.Jeudi, le ministère américain de la Défense, devenu ministère de la Guerre sous l'administration Trump, avait écrit sur X que « les récits récents concernant cette rencontre sont fortement exagérés et déformés ».A cette réunion, qui s'est tenue le 22 janvier au Pentagone - donc avant le déclenchement de la guerre en Iran - étaient présents le sous-secrétaire de la Guerre chargé de la...