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Barrot : Le Liban ne doit pas payer le prix de la frustration d'Israël vis-à-vis du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran


Barrot : Le Liban ne doit pas payer le prix de la frustration d'Israël vis-à-vis du cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, lors d'un conseil de défense national à l'Elysée, le 8 avril 2026. Photo Tom Nicholson / POOL / AFP

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a condamné les frappes massives et meurtrières du 8 avril sur le Liban, estimant que le pays ne doit pas payer le prix de la frustration d'Israël concernant le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran.

Dans un entretien publié vendredi par le quotidien français La Croix, M. Barrot a affirmé avoir « condamné avec la plus grande fermeté » les frappes de mercredi qui sont « d’autant plus intolérables qu’elles fragilisent le cessez-le-feu temporaire » entre Téhéran et Washington. Selon lui, l'arrêt des hostilités doit « impérativement couvrir le Liban ».

Le chef du Quai d'Orsay a exhorté l'Iran à « cesser de terroriser Israël par l’intermédiaire du Hezbollah, qui de son côté doit rendre ses armes à l’État libanais », mais il a estimé que « le Liban ne doit pas être la victime expiatoire d’un gouvernement israélien contrarié par un cessez-le-feu dont il ne veut pas ». « La destruction méthodique du Liban ne permettra pas celle du Hezbollah. Au contraire, elle le renforcera », a-t-il mis en garde, après des bombardements qui ont fait plus de 300 morts mercredi, et 1.888 depuis début mars. « Affaiblir l’État libanais et attiser les tensions entre les communautés, c’est renforcer le Hezbollah », a-t-il encore insisté.

Tout en affirmant « le droit d'Israël à se défendre, mais dans le respect du droit international et du droit international humanitaire », le chef de la diplomatie française a exhorté Tel-Aviv à « s’abstenir de toutes nouvelles frappes sur les infrastructures civiles, renoncer à toute occupation du sud du Liban et saisir la main tendue par le gouvernement libanais pour engager, pour la première fois dans l’histoire, une négociation entre les deux gouvernements afin de régler durablement leurs différends ».

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a confirmé jeudi avoir approuvé la tenue de discussions directes avec Beyrouth, réclamées par les autorités libanaises depuis le début de l'offensive israélienne le 2 mars, alors qu'une réunion préliminaire aux négociations doit se tenir mardi en présence des ambassadeurs à Washington des deux pays.

Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, a condamné les frappes massives et meurtrières du 8 avril sur le Liban, estimant que le pays ne doit pas payer le prix de la frustration d'Israël concernant le cessez-le-feu entre les États-Unis et l'Iran.Dans un entretien publié vendredi par le quotidien français La Croix, M. Barrot a affirmé avoir « condamné avec la plus grande fermeté » les frappes de mercredi qui sont « d’autant plus intolérables qu’elles fragilisent le cessez-le-feu temporaire » entre Téhéran et Washington. Selon lui, l'arrêt des hostilités doit « impérativement couvrir le Liban ».Le chef du Quai d'Orsay a exhorté l'Iran à « cesser de terroriser Israël par l’intermédiaire du Hezbollah, qui de son côté doit rendre ses armes à l’État libanais...