Un homme brûle une photo du président américain Donald Trump et du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu lors d’une manifestation contre l’action militaire des États‑Unis et d’Israël en Iran, près de l’ambassade des États‑Unis à Manille le 9 avril 2026. Photo d'illustration Jam STA ROSA / AFP
Le procès pour corruption de longue date du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu reprendra dimanche, a déclaré jeudi le porte-parole des tribunaux, quelques heures après qu’Israël a levé l’état d’urgence imposé en raison de sa guerre avec l’Iran.
L’Iran a commencé à cibler Israël avec des missiles balistiques et des drones après que Netanyahu et le président américain Donald Trump ont attaqué le pays le 28 février, invoquant comme objectifs d’empêcher Téhéran de projeter sa force à l’étranger, de mettre fin à son programme nucléaire et d’encourager le renversement de ses dirigeants.
L’état d’urgence, qui avait entraîné la fermeture des écoles et des lieux de travail, a été levé mercredi soir, aucun missile iranien n’ayant été signalé depuis 3 heures du matin (minuit GMT), après l’accord d’un cessez-le-feu. Cependant, des frappes israéliennes massives au Liban, en raison de la présence du Hezbollah soutenu par l’Iran, ont depuis compromis la trêve.
« Avec la levée de l’état d’urgence et le retour du système judiciaire au travail, les audiences reprendront normalement », a indiqué un communiqué des tribunaux israéliens, précisant qu’elles auront lieu entre le dimanche et le mercredi.
Benjamin Netanyahu, premier chef de gouvernement israélien en fonction à être inculpé pour un crime, nie les accusations de corruption, fraude et violation de confiance portées en 2019 après des années d’enquête. Son procès, commencé en 2020 et pouvant entraîner des peines de prison, a été à plusieurs reprises retardé en raison de ses fonctions officielles, sans date de fin envisagée.
Trump a soutenu les appels de Netanyahu adressés au président israélien Isaac Herzog pour une grâce présidentielle, invoquant l’impact des audiences régulières sur sa capacité à exercer ses fonctions.
Le bureau de Herzog a déclaré que le service des grâces du ministère de la Justice recueillerait des avis pour les soumettre au conseiller juridique du président, qui formulera une recommandation, conformément à la procédure habituelle. Les grâces ne sont généralement pas accordées en cours de procès.
Les accusations contre M. Netanyahu, combinées aux attaques du Hamas contre Israël en octobre 2023, ont affaibli sa popularité. Israël doit organiser des élections en octobre, élections que la coalition du Premier ministre, la plus à droite de l’histoire du pays, est susceptible de perdre.

