Un immeuble de Manara, au coeur de Beyrouth, endommagé par une frappe israélienne, le 8 avril 2026. REUTERS/Yara Nardi
Aya* se trouvait dans un immeuble visé par une frappe israélienne. « Subitement, tout le bâtiment s’est mis à trembler. Il y avait de la fumée partout, les gens criaient que les troisième et quatrième étages avaient été touchés. J’ai couru dehors et j’ai vu des débris tomber de l’immeuble. Il y avait plein d'enfants dans l'immeuble », explique-t-elle à L’Orient Today, encore sous le choc. Aya vivait à Bir Hassan, mais après de précédentes frappes, elle avait quitté, le 2 mars, sa maison pour s’installer à Manara. « J’ai couru vers ma voiture, qui était garée de l’autre côté de la rue, et j’ai conduit jusqu’à la maison de mes parents à Ramlet al-Baida. Ma mère m’a donné un Xanax, et maintenant j’essaie de dormir. »
Alia Ftouni est aussi une déplacée. Avant la guerre, elle vivait à Ghobeiry, dans la banlieue sud de Beyrouth. En raison des frappes israéliennes, elle a dû s’installer, avec une partie de sa famille, à Mar Elias, un quartier de Beyrouth. « Nous avons entendu une frappe violente qui semblait très proche. Nous avons pensé qu’ils (les Israéliens, ndlr) avaient visé quelqu’un dans l’immeuble juste à côté, alors nous avons tous pris nos clés et descendu deux étages en courant. Quand nous sommes arrivés dehors, toute la rue était noyée dans une épaisse fumée noire. Il y avait des débris partout, des vitres brisées, et des gens qui hurlaient », explique-t-elle. Alia et ses proches ont fui vers la place des Martyrs, dans le centre-ville. « Nous resterons ici jusqu’à ce que nous sachions quoi faire ensuite », dit-elle.
*Le prénom a été modifié à al demande de l'intéressée.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine