Rechercher
Rechercher

Culture - Entretien

À Sydney, Nasri Sayegh recoud une mémoire libanaise à vif

À la Biennale australienne, l’artiste déploie une œuvre habitée par la guerre, mêlant archives et broderie pour interroger un passé fragmenté et toujours brûlant.

À Sydney, Nasri Sayegh recoud une mémoire libanaise à vif

Nasri Sayegh, brodant les fragments d’un pays à vif. Photo Michelle Sakaris/ATW

Il brode comme on panse – lentement, obstinément, sans jamais refermer tout à fait la plaie. Artiste libanais né en 1978, Nasri Sayegh s’est d’abord formé au cinéma et à l’image avant de revenir, des années plus tard, à la broderie – pratique apprise enfant en pleine guerre civile – qu’il détourne aujourd’hui en langage plastique. Son parcours est aussi marqué par la création de Radio Karantina, plateforme sonore lancée en mars 2020 au premier jour du confinement au Liban : un espace numérique diffusant musiques, textes et images « depuis Beyrouth vers le monde – et inversement », né de l’isolement et devenu un lieu de circulation collective, reliant artistes et auditeurs à travers plusieurs villes.Nourri d’archives intimes et collectives, son travail s’inscrit à la croisée du corps et de l’histoire, où le fil devient un outil de...
Il brode comme on panse – lentement, obstinément, sans jamais refermer tout à fait la plaie. Artiste libanais né en 1978, Nasri Sayegh s’est d’abord formé au cinéma et à l’image avant de revenir, des années plus tard, à la broderie – pratique apprise enfant en pleine guerre civile – qu’il détourne aujourd’hui en langage plastique. Son parcours est aussi marqué par la création de Radio Karantina, plateforme sonore lancée en mars 2020 au premier jour du confinement au Liban : un espace numérique diffusant musiques, textes et images « depuis Beyrouth vers le monde – et inversement », né de l’isolement et devenu un lieu de circulation collective, reliant artistes et auditeurs à travers plusieurs villes.Nourri d’archives intimes et collectives, son travail s’inscrit à la croisée du corps et de...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut