Rechercher
Rechercher

Dernières Infos - Turquie

En plein procès, le maire d'Istanbul visé par une nouvelle enquête


Un manifestant tenant un portrait du maire d'Istanbul, incarcéré, lors d'un rassemblement de l'opposition à Istanbul, le 18 mars 2026. Photo REUTERS/Dilara Senkaya

Jugé depuis le 9 mars pour des faits de corruption qu'il rejette, le maire d'opposition d'Istanbul Ekrem Imamoglu est visé depuis mardi par une nouvelle enquête ouverte à la suite de déclarations tenues la veille à son procès.

« Dans ce dossier, il n'y a qu'une seule organisation criminelle, c'est l'accusation », a lancé l'opposant au président Recep Tayyip Erdogan, lors d'une audience au tribunal de la prison de Silivri (ouest d'Istanbul), où il est incarcéré depuis plus d'un an. Mardi matin, le parquet a annoncé dans un communiqué avoir ouvert une enquête contre M. Imamoglu, qui encourt déjà jusqu'à 2.430 ans de prison, pour le délit d' « insulte à un fonctionnaire en raison de ses fonctions ».

M. Imamoglu et ses soutiens accusent la justice de tout faire pour l'empêcher de défier le président Erdogan à la prochaine élection présidentielle, prévue en 2028. Arrêté le 19 mars 2025, le maire d'Istanbul, considéré comme l'opposant le plus à même de remporter la prochaine présidentielle, a été placé en détention provisoire le jour-même où son parti, le CHP (Parti républicain de peuple, social-démocrate), l'investissait candidat à cette élection. La justice accuse M. Imamoglu, élu maire d'Istanbul en 2019 puis réélu en 2024, d'avoir dirigé un vaste réseau criminel qualifié de « pieuvre ». Un total de 107 accusés, initialement tous en détention provisoire, doivent comparaître au cours du procès, dont le maire est le principal mis en cause. Vendredi, dix-huit de ces accusés, dont le chef de cabinet de M. Imamoglu, ont été remis en liberté conditionnelle sans que les charges contre eux ne soient levées.

Jugé depuis le 9 mars pour des faits de corruption qu'il rejette, le maire d'opposition d'Istanbul Ekrem Imamoglu est visé depuis mardi par une nouvelle enquête ouverte à la suite de déclarations tenues la veille à son procès.« Dans ce dossier, il n'y a qu'une seule organisation criminelle, c'est l'accusation », a lancé l'opposant au président Recep Tayyip Erdogan, lors d'une audience au tribunal de la prison de Silivri (ouest d'Istanbul), où il est incarcéré depuis plus d'un an. Mardi matin, le parquet a annoncé dans un communiqué avoir ouvert une enquête contre M. Imamoglu, qui encourt déjà jusqu'à 2.430 ans de prison, pour le délit d' « insulte à un fonctionnaire en raison de ses fonctions ».M. Imamoglu et ses soutiens accusent la justice de tout faire pour...