Le président américain Donald Trump lors de la traditionnelle chasse aux œufs de Pâques sur la pelouse sud de la Maison Blanche, le 6 avril 2026 à Washington. Photo Brendan SMIALOWSKI / AFP
Interrogé lundi sur une proposition de cessez-le-feu avec l'Iran avancée par des pays médiateurs, le président américain Donald Trump a jugé qu'il s'agissait d'une « étape très importante ». « Ce n'est pas encore assez bien mais c'est une étape très significative », a dit le président américain, pendant un échange avec des journalistes en marge d'une cérémonie organisée à l'occasion de Pâques à la Maison Blanche, tout en ajoutant que l’ultimatum fixé à mardi pour parvenir à un accord était définitif.
Ces propos ont été tenus alors que l’Iran et les États-Unis ont reçu un plan du Pakistan visant à mettre fin aux hostilités, qui pourrait entrer en vigueur lundi et permettre la réouverture du détroit d’Ormuz, a indiqué une source proche des discussions à l'agence Reuters.
« Ils ont négocié de bonne foi. Nous avons eu un changement total de régime. Avant cela, c’étaient des gens lunatiques ; maintenant, ils sont beaucoup plus raisonnables. Le premier régime a été renversé, le second aussi, et maintenant le troisième groupe de personnes avec lequel nous traitons n’est pas aussi radicalisé, et ils sont beaucoup plus intelligents », a-t-il ajouté. Enfin, Donald Trump a réitéré ses menaces contre les infrastructures iraniennes. « Nous sommes en train d’anéantir l’Iran », a-t-il déclaré, tout en affirmant « ne pas aimer faire cela ». « Ils n’auront plus de ponts, plus de centrales électriques. Ils n’auront plus rien. Et je n’irai pas plus loin, car il existe des choses encore pires », a-t-il ajouté.
Selon lui, la guerre « pourrait se terminer très rapidement » si l’Iran « faisait ce qu’il doit faire ». « Ils doivent faire certaines choses, ils le savent. Je pense qu’ils ont négocié de bonne foi », a-t-il ajouté. Évoquant les réserves de pétrole iranien, Donald Trump a déclaré : « Elles sont à portée de main, et ils ne peuvent rien y faire. » « Malheureusement, le peuple américain veut nous voir rentrer chez nous. Si cela ne tenait qu’à moi, je prendrais le pétrole, je le garderais et je gagnerais beaucoup d’argent », a-t-il poursuivi.
Il a par ailleurs réitéré que son administration avait « envoyé des armes » pour soutenir les manifestants ayant participé à des mouvements de protestation anti-gouvernementaux en Iran plus tôt cette année. « Elles étaient censées aller au peuple pour qu’il puisse riposter », a-t-il affirmé, ajoutant que ces armes avaient été conservées par « un groupe de personnes », sans davantage de précisions. Interrogé enfin sur les Américains opposés à la guerre, le président les a qualifiés de « stupides », ajoutant que « nous pourrions partir maintenant, mais nous ne pouvons pas laisser des lunatiques posséder des armes nucléaires. »
Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par une attaque conjointe des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, à laquelle Téhéran riposte par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays du Golfe.


Accord Iran-États-Unis : le délai accordé à Israël pour se retirer du Liban « est de deux mois », selon Raad