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Dernières Infos - guerre au liban 2026

Le patriarche Raï prévoit de se rendre au Liban-Sud après les fêtes de Pâques et critique « l’ingérence de l’Iran via le Hezbollah »

Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, proche du Hezbollah, a reproché à Béchara Raï de s’en prendre à Téhéran, qu’il considère comme l’« acteur le plus moral » du conflit qui secoue la région.

Le patriarche Raï prévoit de se rendre au Liban-Sud après les fêtes de Pâques et critique « l’ingérence de l’Iran via le Hezbollah »

Le patriarche maronite Béchara Raï lors d’une messe donnée à la veille de Pâques à Bkerké, le 4 avril 2026. Photo ANI

Le patriarche maronite Béchara Raï prévoit de se rendre au Liban-Sud mercredi, après la fête de Pâques, célébrée ce dimanche par les communautés catholiques, rapporte samedi l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Il a aussi critiqué « l’ingérence de l’Iran via le Hezbollah » et assuré que le Liban restait attaché à la volonté des autorités de rétablir la souveraineté de l’État sur tout le territoire.

Selon la chaîne MTV, le chef de l’Église maronite conduira une délégation d’évêques pour une tournée comprenant des rencontres dans plusieurs localités. Le service de presse du patriarcat n'a pas répondu à nos demandes pour connaître le détail du programme de cette visite.

Ce déplacement intervient alors qu’une importante partie des régions frontalières entre le Liban-Sud et le nord d’Israël est occupée par l’armée israélienne, qui a affirmé vouloir y créer une zone tampon, alors qu'elle est en guerre contre le Hezbollah. Les affrontements entre les deux belligérants ont repris le 2 mars dernier, mettant fin à plus d’un an de cessez-le-feu, dans le sillage du conflit déclenché par Washington et Tel Aviv contre Téhéran le 28 février.

Dans son homélie au siège patriarcal de Bkerké, le patriarche Raï n’a pas manqué d’aborder la situation de crise dans laquelle ce conflit a plongé le pays, tandis que le gouvernement et une bonne partie de l’opinion reprochent au parti chiite de l’avoir entraîné dans une guerre qu’il ne souhaitait pas. « L’Église continue de travailler pour que le Liban retrouve la paix, la souveraineté et sa décision politique libre. Le pays traverse une situation critique en raison de l’ingérence de l’Iran via le Hezbollah et des agressions israéliennes. Le Liban reste attaché au serment du président de la République, à la déclaration ministérielle et aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité de l'ONU », a-t-il déclaré.


« Le Liban fait face à une pierre lourde : pierre des crises, des défis, de la guerre et de ses malheurs accumulés. La résurrection (du Christ) nous enseigne que cette pierre n’est pas immuable et que ce qui semble impossible peut changer », a-t-il ajouté.

« Le cœur saigne pour les victimes du conflit imposé au Liban par le Hezbollah et Israël, pour les déplacés, pour les maisons détruites, et pour ceux qui tiennent bon malgré l’isolement et les violations du droit international », a affirmé le patriarche, qui a appelé à « protéger les civils et à créer des couloirs humanitaires pour fournir nourriture, médicaments et autres nécessités ».

«L'ouverture de couloirs humanitaires n’est pas seulement une exigence humanitaire, mais un devoir légal international, fondé sur la Quatrième Convention de Genève de 1949 (articles 23, 55, 56 et 59), sur les articles 54 et 70 du Protocole additionnel I de 1977, et sur la résolution 1701 du Conseil de sécurité, article 11(d). Ces textes imposent la protection des populations civiles et garantissent l’accès sans entraves à l’aide humanitaire », a énuméré le chef de l’Église maronite.

Plus d’un million de personnes ont fui les bombardements israéliens depuis le début de la guerre, tandis que 1 368 personnes, dont 125 enfants, ont trouvé la mort.

L'Iran, l’acteur « le plus moral », selon Kabalan

Le mufti jaafarite Ahmad Kabalan, proche du Hezbollah, a répondu au patriarche en lui reprochant de s’en prendre à l’Iran, qu’il considère comme l’acteur « le plus moral » du conflit qui secoue une région où « la Palestine, le Liban et d’autres pays subissent le joug et le terrorisme d’Israël et des États-Unis ».

« L’essence de l’islam et du christianisme repose sur le roc de la vérité, de la justice et de la défense de l’opprimé contre le criminel et le tyran (…) L’Iran est, dans ce contexte, le symbole de la dignité divine et de ses enseignements, qui reflètent la véritable loi du Christ et de Mohammad. Sinon, que dire d’un État moral comme l’Iran, qui négocie deux fois et est trahi à chaque fois par Washington et Tel Aviv, et qui se retrouve alors en guerre de défense contre les pires tyrans et les exemples les plus abominables de trahison ? La trahison est l’œuvre du diable, et le diable appartient à l’enfer ; il ne faut ni se taire ni justifier ses actions diaboliques », a abondé le mufti, considérant que les actions du Hezbollah ne relèvent pas du terrorisme, contrairement à celles d’Israël.

Le patriarche maronite Béchara Raï prévoit de se rendre au Liban-Sud mercredi, après la fête de Pâques, célébrée ce dimanche par les communautés catholiques, rapporte samedi l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Il a aussi critiqué « l’ingérence de l’Iran via le Hezbollah » et assuré que le Liban restait attaché à la volonté des autorités de rétablir la souveraineté de l’État sur tout le territoire.Selon la chaîne MTV, le chef de l’Église maronite conduira une délégation d’évêques pour une tournée comprenant des rencontres dans plusieurs localités. Le service de presse du patriarcat n'a pas répondu à nos demandes pour connaître le détail du programme de cette visite.Ce déplacement intervient alors qu’une importante partie des régions frontalières entre le...