Les dégâts après une frappe israélienne près d'un checkpoint de l'armée libanaise à Aamriyé, au sud de Tyr, le 31 mars 2026. Photo KAWNAT HAJU / AFP
Le Liban a transmis à l’ONU la décision du gouvernement qui considère comme illégales les activités militaires du Hezbollah, selon des informations obtenues par L’Orient-Le Jour.
Le représentant permanent du Liban à New York, Ahmad Arafa, a reçu une note verbale du ministère des Affaires étrangères lui demandant de notifier cette décision aux Nations unies. Il a également transmis le contenu de l’initiative du président Joseph Aoun prévoyant des négociations directes avec Israël. Selon une source officielle, cette démarche est « routinière » mais vise à tenir les partenaires internationaux du Liban informés des décisions prises pour mettre fin à la guerre en cours entre le Hezbollah et Israël. La source espère également que cela empêchera le ciblage des infrastructures de l’État.
Le 2 mars, quelques heures après l'entrée par le Hezbollah dans la guerre lancée deux jours auparavant par Israël et les Etats-Unis contre l'Iran, le gouvernement libanais avait interdit toutes les « activités militaires » du parti chiite et permis le recours à la force pour le désarmer. Le Premier ministre Nawaf Salam avait décrété que le parti chiite devait uniquement conserver son aile politique et que le gouvernement interdisait désormais « toutes ses activités militaires et sécuritaires », ainsi que les attaques menées depuis le territoire libanais, avec arrestations et mesures judiciaires à la clé.

