Une voiture passe près des installations de production de gaz naturel liquéfié (GNL) de QatarEnergy, dans le contexte du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran, dans la ville industrielle de Ras Laffan, au Qatar, le 2 mars 2026. Photo d'archives REUTERS/Stringer
Les pays du Golfe sont « unis » dans leur appel à une désescalade dans la guerre au Moyen-Orient, a affirmé mardi le Qatar, alors que l'Iran poursuit ses attaques de représailles contre ses voisins de la région. « Il nous semble qu'il y a une position très unanime dans le Golfe appelant à une désescalade et une fin de la guerre », a déclaré le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed al-Ansari, lors d'une conférence de presse à Doha.
Les riches états pétroliers de la région ont été visés par des centaines de missiles et de drones iraniens depuis le lancement de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, tandis que leurs exportations d'hydrocarbures sont affectées par la fermeture de facto du détroit d'Ormuz.
Lundi, une commission parlementaire iranienne a approuvé un projet visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par ce détroit stratégique par lequel passait environ un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux. Le détroit a été « fermé en raison d'une opération militaire », et son avenir est « une question que l'ensemble de la région et les partenaires internationaux doivent décider collectivement », a déclaré le responsable qatari. « Je pense que nous avons pris une décision collective, dans le Golfe, pour traiter cela comme une menace collective », a-t-il insisté.
Pays le plus visé par les attaques iraniennes, les Emirats arabes unis se sont démarqués ces derniers jours de leurs voisins en adoptant un ton plus offensif à l'égard de Téhéran. « Un simple cessez-le-feu n'est pas suffisant. Nous avons besoin d'un résultat concluant qui réponde à l'ensemble des menaces iraniennes: capacités nucléaires, missiles, drones, mandataires terroristes et blocages des voies maritimes internationales », a écrit leur ambassadeur à Washington, Yousef Al Otaiba, la semaine dernière dans une tribune du Wall Street Journal. Le diplomate émirati a affirmé que son pays était prêt « à rejoindre une initiative internationale pour rouvrir le détroit et le maintenir ouvert ».


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