Le président Joseph Aoun et le directeur de l'AUB Fadlo Khuri le 31 mars au palais de Baabda. Photo tirée du compte X de la présidence
Le président libanais, Joseph Aoun, a reçu mardi le président de l’Université américaine de Beyrouth, Fadlo Khuri, deux jours après des menaces iraniennes concernant les établissements universitaires américains au Moyen-Orient qui ont poussé plusieurs d'entre eux au Liban à passer à l'enseignement en ligne pendant deux jours.
Lors de la rencontre à Baabda, M. Aoun a affirmé « l’attachement de l’État à la sécurité des institutions éducatives, en particulier l’Université américaine », rapporte le compte de la présidence sur X. Il a souligné que « les mesures de sécurité adoptées dans la capitale incluent également les établissements éducatifs libanais et étrangers ». Ce plan, prévoit principalement un important déploiement du 3ᵉ Régiment d’intervention de l’armée dans la capitale, notamment entre les populations déplacées par les frappes et menaces israéliennes et les communautés d’accueil, avait indiqué vendredi une source sécuritaire à L'Orient-Le Jour.
Contactées, les Forces de sécurité intérieure et l'AUB n'étaient pas immédiatement disponibles pour donner plus de détails sur des mesures spécifiques concernant les universités.
L’AUB ainsi que plusieurs autres établissements d’enseignement américains, comme la Lebanese American University, au Liban, avaient annoncé dimanche le passage à l’enseignement en ligne pour les deux prochains jours, évoquant des « mesures de précaution » après les menaces iraniennes de cibler des universités américaines au Moyen-Orient. Téhéran avait dénoncé la destruction de deux universités en Iran par des frappes américano-israéliennes. Les gardiens de la révolution avaient appelé « employés, professeurs et étudiants des universités américaines de la région à s'éloigner d'un kilomètre », des campus pouvant être visés.
Le Moyen-Orient est plongé depuis le 28 février dans une guerre déclenchée par des frappes conjointes des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, auxquelles Téhéran a riposté par des tirs de missiles et de drones visant Israël et plusieurs pays de la région. Le Liban a été entraîné dans la guerre régionale par une attaque du Hezbollah pro-iranien contre Israël, qui mène depuis le 2 mars des frappes massives ayant fait plus de 1 200 morts et un million de déplacés. Un déplacement massif de population qui a ravivé les craintes de tensions confessionnelles au cours des dernières semaines.


