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Dernières Infos - Cisjordanie Occupée

Israël suspend un bataillon de réserve après l'agression d'un journaliste de CNN


Des soldats israéliens démolissant la maison du prisonnier palestinien Azmi Abou Hlayel, accusé d'être responsable d'un attentat de 2024 contre des Israéliens, dans son village natal de Dura, à l'ouest d'Hébron, en Cisjordanie occupée, le 14 mars 2026. Photo d'illustration Hazem Bader / AFP

L'armée israélienne a annoncé lundi suspendre un bataillon de réserve après la récente agression et détention d'une équipe de journalistes de la chaîne américaine CNN en Cisjordanie occupée.

Jeudi, des journalistes de CNN couvraient les suites d'une attaque de colons et l'installation d'un avant-poste près du village palestinien de Tayasir (nord-est), lorsqu'elle a été prise pour cible par des soldats israéliens, d'après l'Association de la presse étrangère (FPA). Bien qu'ils se soient « clairement identifiés », selon l'association, les journalistes et des civils palestiniens ont été menacés, les soldats pointant leurs armes et ordonnant l'arrêt du tournage. « Un soldat s'est approché par derrière du photoreporter de CNN, l'a saisi à la gorge, l'a projeté au sol et a endommagé son matériel. L'équipe ainsi que d'autres Palestiniens présents ont ensuite été détenus pendant environ deux heures, les empêchant délibérément d'exercer leur travail », avait affirmé la FPA, dénonçant une « attaque « directe » à la liberté de la presse.

Le porte-parole international de l'armée, le lieutenant-colonel Nadav Shoshani, avait assuré qu'une enquête serait menée, ajoutant que ces actes ne « représentaient pas l'armée israélienne » et allaient « à l'encontre de ce qui est attendu de ses membres ». « A la lumière des conclusions de l'enquête (...), le déploiement opérationnel actuellement assuré par le bataillon de réserve sera suspendu », a indiqué l'armée dans un communiqué tôt lundi. « Le bataillon restera en service de réserve et suivra un processus visant à renforcer ses fondements professionnels et éthiques. Il reprendra ses activités opérationnelles à l'issue de ce processus, sous réserve de la décision du commandant du Commandement central », a-t-elle ajouté.

Les journalistes en Cisjordanie, territoire occupé par Israël depuis 1967, ont, à de nombreuses reprises, été détenus, harcelés ou battus, avec une nette augmentation de ces faits depuis le début de la guerre dans la bande de Gaza, selon des organisations de défense des droits humains.

D'après le Comité pour la protection des journalistes (CPJ), au moins 60 journalistes palestiniens ont été détenus ou emprisonnés par les forces israéliennes depuis le 7 octobre 2023. Bien que les étrangers soient moins exposés, des soldats présents aux points de contrôle ou sur des lieux de reportage pointent fréquemment leurs armes en direction de journalistes. Selon le recensement des journalistes emprisonnés publié par le CPJ en 2025, « Israël figure parmi les principaux pays emprisonnant des journalistes depuis 2023 ».

L'armée israélienne a annoncé lundi suspendre un bataillon de réserve après la récente agression et détention d'une équipe de journalistes de la chaîne américaine CNN en Cisjordanie occupée.Jeudi, des journalistes de CNN couvraient les suites d'une attaque de colons et l'installation d'un avant-poste près du village palestinien de Tayasir (nord-est), lorsqu'elle a été prise pour cible par des soldats israéliens, d'après l'Association de la presse étrangère (FPA). Bien qu'ils se soient « clairement identifiés », selon l'association, les journalistes et des civils palestiniens ont été menacés, les soldats pointant leurs armes et ordonnant l'arrêt du tournage. « Un soldat s'est approché par derrière du photoreporter de CNN, l'a saisi à la gorge, l'a...