Le cercueil d'Ahmed Al-Jubouri, membre du ministère irakien de la Défense tué à la base militaire d'Habbaniyah lors d'une frappe aérienne, est transporté au cimetière de Wadi al-Salam, dans la ville de Najaf (sud du pays), le 26 mars 2026. Photo Qassem al-Kaabi / AFP
Le gouvernement irakien a condamné jeudi toute « agression » des Etats du Golfe et de la Jordanie, après que ces pays ont demandé à l'Irak de faire cesser les attaques de groupes pro-Iran lancées depuis son territoire. Le ministère des Affaires étrangères a fait état, dans un communiqué, de « la condamnation catégorique de toute agression ou ciblage » des pays de la région, ajoutant être prêt à « travailler conjointement pour faire face (aux attaques) de manière responsable et rapide ». L'Irak est déterminé à prendre les « mesures nécessaires pour gérer les défis sécuritaires », a-t-il souligné.
Mercredi, dans un communiqué commun, l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Qatar, le Koweït, Bahreïn et la Jordanie ont enjoint Bagdad de prendre des mesures « immédiatement » afin de mettre un terme aux attaques de groupes pro-iraniens lancées depuis le sol irakien. Depuis le début de l'offensive israélo-américaine contre l'Iran le 28 février, l'Irak a été entraîné dans le conflit.
Certaines factions appartenant à la Résistance islamique en Irak, nébuleuse pro-Iran, revendiquent quotidiennement des dizaines d'attaques de drones et roquettes contre « l'ennemi », en Irak et au Moyen-Orient mais sans nommer de pays. Parmi elles, le groupuscule Saraya Awliyaa al-Dam (Gardiens du sang) a affirmé avoir attaqué le Koweït et la Jordanie, qui ont confirmé avoir été pris pour cible. Réagissant mercredi au communiqué commun des pays du Golfe et de la Jordanie, il a déclaré que les attaques de la Résistance islamique y visaient « strictement la présence américaine ».

