Des soldats israéliens participent à un exercice d’évacuation de victimes, dans le contexte du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran, à Hurfeish, dans le nord d’Israël, le 24 mars 2026. Photo Reuters
Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a affirmé mardi que « mieux vaut négocier que s'affronter », lors d'un appel téléphonique avec son homologue iranien, Abbas Araghchi. « Nous espérons que toutes les parties saisiront toutes les occasions qui se présenteront pour débuter des pourparlers de paix aussi vite que possible », a ajouté Wang Yi, selon un communiqué de la diplomatie chinoise.
Abbas Araghchi de son côté a déclaré à Wang Yi que « la partie iranienne est déterminée à parvenir à une fin complète de la guerre, et pas seulement à un cessez-le-feu temporaire », selon le même communiqué. Le ministre iranien des affaires étrangères a ajouté que les navires pouvaient « traverser en toute sécurité » le détroit d'Ormuz, vital pour le commerce mondial, à l'exception de ceux appartenant à des « pays actuellement engagés dans la guerre ». Abbas Araghchi a également remercié la Chine pour l'aide humanitaire fournie. L'appel a eu lieu « à la demande » de la partie iranienne, selon le communiqué.
La Chine est un partenaire important de l'Iran mais elle a dit qu'elle « ne cautionnait pas » les frappes de Téhéran contre des Etats du Golfe abritant des bases militaires américaines et a appelé à un cessez-le-feu. Cet échange téléphonique a eu lieu alors qu'un espoir ténu se fait jour sur d'éventuelles négociations entre Téhéran et Washington afin de faire taire les armes au Moyen-Orient.
Donald Trump affirme que son administration s'entretient avec un « haut dirigeant » non identifié, et s'est donné cinq jours pour progresser avant de reprendre les bombardements.
Mais Mohammad Bagher Ghalibaf, le président du Parlement iranien, présenté par le site d'informations Axios comme l'interlocuteur, a démenti avec force l'existence de discussions, alors que le conflit est entré dans sa quatrième semaine et paralyse une partie du transport mondial des hydrocarbures. « Aucune négociation » n'a débuté, a-t-il déclaré sur X, dénonçant « de fausses informations utilisées pour manipuler les marchés financiers et pétroliers et sortir du bourbier dans lequel les Etats-Unis et Israël sont enlisés ».
Donald Trump a en parallèle a annoncé retarder « de cinq jours » des frappes qu'il menaçait de lancer sur le réseau électrique de l'Iran si ce dernier refusait de débloquer le détroit d'Ormuz, voie stratégique pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures. Donald Trump devait se rendre à Pékin en mars mais il a retardé ce voyage, invoquant la nécessité de rester aux Etats-Unis en raison de la guerre en cours.

