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Dernières Infos - Soudan

Le bilan de l'attaque sur un hôpital du Darfour monte à 70 morts, selon l'OMS


Abdullah Idris, un Soudanais déplacé qui affirme avoir été emprisonné et torturé dans les prisons des Forces de soutien rapide (FSR) avant de fuir El-Fasher, est assis dans un abri de fortune à Tawila, dans la région du Darfour, à l'ouest du Soudan, le 2 mars 2026. Photo AFP

Le bilan d'une attaque contre un hôpital situé dans une zone du Soudan, dans l'est du Darfour, est passé de 64 à 70 morts, a indiqué mardi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), déplorant une attaque « contre la possibilité même de survivre ». Selon l'OMS, l'attaque menée vendredi contre l'hôpital universitaire d'El-Daein, situé dans la capitale de l'État du Darfour-Est et désormais hors service, a fait 146 blessés.

Une ONG soudanaise basée à Khartoum en a fait porter la responsabilité à l'armée soudanaise, l'AFP n'étant pas en mesure de vérifier cette affirmation. C'est « une attaque atroce », a réagi Hala Khudari, représentante adjointe de l'OMS au Soudan et responsable des urgences sanitaires de l'agence de l'ONU dans le pays. Elle a précisé que l'on comptait parmi les morts sept femmes, 13 enfants, un médecin et deux infirmières, tandis qu'au nombre des blessés figuraient des patients, des membres de leur famille et huit professionnels de santé. « L'hôpital a subi de graves dégâts, notamment au niveau des services de consultation externe et des urgences », a-t-elle déclaré lors d'une conférence de presse à Genève, depuis Port-Soudan. « Depuis cette dernière attaque, l'hôpital n'est plus opérationnel », après avoir « déjà été endommagé lors d'une précédente attaque en août 2024 », a-t-elle dit.

C'était le centre de soins pour plus de deux millions de personnes dans la ville d'El-Daein et quelque neuf localités de l'État du Darfour-Est. La population devra désormais parcourir 160 kilomètres pour parvenir à l'hôpital le plus proche, a souligné Mme Khudari. « Une attaque contre un hôpital n’est pas une attaque contre un simple bâtiment. C’est une attaque contre les personnes qui cherchent à se faire soigner, contre les professionnels de santé qui risquent leur vie pour sauver celle des autres, et contre la possibilité même de survivre en temps de crise », a-t-elle déploré.

Mme Khudari a regretté que le financement de l'intervention sanitaire de l'OMS au Soudan pour 2026 n'était actuellement assuré qu'à hauteur de 5,7 %. L'ONG Emergency Lawyers, un groupe indépendant qui documente le conflit soudanais opposant l'armée aux paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), a indiqué qu'un drone de l'armée avait frappé l'hôpital universitaire d'El-Daein. Près de trois ans de guerre au Soudan ont fait plusieurs dizaines de milliers de morts et déplacé plus de 11 millions de personnes, provoquant ce que l'ONU qualifie de pire crise humanitaire au monde.

Le bilan d'une attaque contre un hôpital situé dans une zone du Soudan, dans l'est du Darfour, est passé de 64 à 70 morts, a indiqué mardi l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), déplorant une attaque « contre la possibilité même de survivre ». Selon l'OMS, l'attaque menée vendredi contre l'hôpital universitaire d'El-Daein, situé dans la capitale de l'État du Darfour-Est et désormais hors service, a fait 146 blessés.Une ONG soudanaise basée à Khartoum en a fait porter la responsabilité à l'armée soudanaise, l'AFP n'étant pas en mesure de vérifier cette affirmation. C'est « une attaque atroce », a réagi Hala Khudari, représentante adjointe de l'OMS au Soudan et responsable des urgences sanitaires de l'agence de l'ONU dans le pays. Elle a précisé...