Un immeuble du quartier de Basta à Beyrouth touché par une frappe israélienne, le 18 mars 2026. Photo Mathieu Karam/L'Orient-Le Jour
L'armée israélienne a annoncé mercredi avoir éliminé au Liban le commandant de la brigade Imam Hussein, Hassan Ali Marwan, dans la semaine qui a suivi l'opération ayant coûté la vie à son prédécesseur, Ali Muslim Tabaja.
« Hier mardi, l'armée israélienne a mené un raid dans la région de Beyrouth et tué Hassan Ali Marwan, qui avait pris la tête de la brigade Imam Hussein après la mort de son prédécesseur environ une semaine auparavant », a déclaré sur X la porte-parole arabophone de l’armée israélienne, Major Ella Waweya, précisant que la division Imam Hussein est une force militaire utilisée par la force iranienne al-Qods pour promouvoir les intérêts du régime iranien et exercer une pression sur l’armée et la population israéliennes. Selon nos informations, Hassan Ali Marwan était membre du Hezbollah.
L’armée israélienne a précisé que Marwan, qui occupait auparavant le poste d'officier des opérations de la division, en a pris le commandement après l'élimination du commandant précédent, Ali Muslim Tabaja, et de son adjoint, Jihad al-Safira, ainsi que de plusieurs autres commandants.
« Lors de l'opération Flèches du Nord, le prédécesseur de Tabaja à la tête de la division a également été tué, faisant de Marwan le troisième commandant de division éliminé depuis cette opération », a souligné la porte-parole.
Selon elle, Hassan Ali Marwan était en réalité chargé de « la coordination entre la brigade et le commandement militaire du Hezbollah et de la force al-Qods (...) Il supervisait également les tirs de roquettes, de drones et de missiles vers Israël et l’armée israélienne opérant au Liban-Sud ».
« En tant qu'officier des opérations, il a assumé la responsabilité du renforcement des forces pour tous les éléments de la division et géré leur déploiement dans le sud du Liban », a-t-elle ajouté. « Le ciblage de la brigade de l'Imam Hussein constitue un coup dur pour les capacités militaires du régime iranien et du Hezbollah au Liban et dans tout le Moyen-Orient », a encore estimé l’armée israélienne.
Après avoir éliminé l'ancien secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah le 27 septembre 2024, lors de frappes sur la banlieue sud de Beyrouth, l'armée israélienne n'a pas cessé de cibler des membres du Hezbollah, malgré le cessez-le-feu adopté le 27 novembre de la même année, faisant de nombreux morts et blessés civils. Depuis que le groupe chiite a entraîné le Liban dans le conflit entre les États-Unis et Israël d'une part, et l'Iran d'autre part, dans la nuit du 1er au 2 mars dernier, les attaques ciblées ont redoublé contre des membres de la formation.


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