Un terminal pétrolier sur l'île de Kharg, en Iran, le 25 février 2026. 2026 Photo Planet Labs PBC/REUTERS
Aucune infrastructure pétrolière n'a été endommagée sur l'île stratégique de Kharg, hub pétrolier de l'Iran situé dans le Golfe, a rapporté samedi l'agence de presse Fars, après des frappes américaines la veille contre des sites militaires que Donald Trump affirme avoir « complètement détruit ». Durant cette attaque, 15 explosions ont été entendues mais « aucune infrastructure pétrolière n'a été endommagée », écrit l'agence Fars citant des « sources sur le terrain » non identifiées.
Les activités des compagnies pétrolières « au terminal se poursuivent normalement », a précisé Ehsan Jahaniyan, gouverneur adjoint de la province méridionale de Bushehr, cité par l’agence de presse Irna. L'attaque « n’a fait aucune victime parmi le personnel militaire, les employés des compagnies ou les résidents de l’île », a-t-il ajouté.
Selon Fars, « l'ennemi a tenté d'endommager les défenses de l'armée, la base navale Joshan, la tour de contrôle de l'aéroport et le hangar à hélicoptères de la Continental Shelf Oil Company ».
Ile broussailleuse à environ 30 kilomètres des côtes, Kharg abrite le plus grand terminal d'exportation de pétrole de l'Iran qui assure environ 90% de ses exportations de brut, selon une récente note de la banque américaine JP Morgan.
Vendredi soir, le président américain Donald Trump a déclaré, sur son réseau Truth Social, avoir « complètement détruit » des cibles militaires sur l'île et prévenu qu'il détruirait aussi ses infrastructures pétrolières « si l'Iran, ou quiconque d'autre venait à faire quoi que ce soit pour entraver le passage libre et sûr des navires dans le détroit d'Ormuz ».
« Toutes les installations pétrolières, économiques et énergétiques appartenant à des compagnies pétrolières de la région en partie détenues par les Etats-Unis ou qui coopèrent avec les Etats-Unis seront immédiatement détruites et réduites en cendres », a menacé en retour le porte-parole du quartier général central de Khatam al-Anbiya, affilié aux Gardiens de la Révolution, cité par les médias iraniens.

