Depuis le déclenchement de l’attaque israélo-américaine contre Téhéran, le plus haut dignitaire chiite d’Irak a affiché son soutien à la République islamique tout en appelant à un règlement diplomatique.
L'OLJ / Par Soulayma MARDAM BEY,
le 11 mars 2026 à 00h00, mis à jour à
15h44
Un portrait du plus haut dignitaire religieux chiite d’Irak, l’ayatollah Ali al-Sistani, et du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué lors de frappes israélo-américaines le 28 février 2026, lors d’une marche anti-Israël à Bagdad l’an dernier. Photo Ahmad al-Rubaye/AFP
L’un est né en 1930, l’autre en 1939. Mais c’est finalement l’aîné qui survivra au cadet. Entre l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique, tué dans une frappe israélo-américaine le 28 février, et l’ayatollah Ali Sistani, plus haute autorité religieuse chiite en Irak, les relations n’ont jamais été simples : respectueuses en apparence, rivales en coulisses, chacun incarnant un pôle doctrinal et institutionnel du chiisme. Une querelle opposant le séminaire de Qom, en Iran, à celui de Najaf, en Irak ; les tenants du velayat-e faqih aux partisans d’une ligne plus « irakiste ».Après la mort de Khamenei, la réaction de l’ayatollah Ali Sistani s’est exprimée en deux temps. Le dimanche 1er mars, il a publié un communiqué soulignant « le rôle singulier qui fut le sien dans la direction de la République islamique », tout...
L’un est né en 1930, l’autre en 1939. Mais c’est finalement l’aîné qui survivra au cadet. Entre l’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique, tué dans une frappe israélo-américaine le 28 février, et l’ayatollah Ali Sistani, plus haute autorité religieuse chiite en Irak, les relations n’ont jamais été simples : respectueuses en apparence, rivales en coulisses, chacun incarnant un pôle doctrinal et institutionnel du chiisme. Une querelle opposant le séminaire de Qom, en Iran, à celui de Najaf, en Irak ; les tenants du velayat-e faqih aux partisans d’une ligne plus « irakiste ».Après la mort de Khamenei, la réaction de l’ayatollah Ali Sistani s’est exprimée en deux temps. Le dimanche 1er mars, il a publié un communiqué soulignant « le rôle singulier qui fut le sien dans la...
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