Le président libanais Joseph Aoun lors d’une conférence de presse conjointe avec le président allemand au Palais présidentiel de Baabda, à l’est de Beyrouth, le 16 février 2026. Photo bureau de presse de la Présidence libanaise / AFP
Le président libanais Joseph Aoun a accusé lundi le Hezbollah de vouloir provoquer « l'effondrement » du Liban pour le compte de l'Iran et appelé à des négociations « directes » avec Israël pour mettre fin à la guerre. Israël pilonne sans relâche le Liban depuis que la formation pro-iranienne a entraîné le pays dans la guerre régionale avec l'Iran le 2 mars en lançant des missiles sur Israël.
« Ceux qui ont lancé les missiles » sur Israël ont voulu « provoquer l'effondrement du Liban (..) pour le compte de l'Iran, et c'est ce que nous avons mis en échec », a affirmé le dirigeant libanais, adoptant un ton extrêmement ferme à l'égard du groupe chiite. Il a tenu ces propos lors d'une rencontre par visioconférence avec les chefs des institutions européennes Ursula von der Leyen et Antonio Costa.
Joseph Aoun a qualifié le Hezbollah « de faction armée échappant à l'autorité de l'Etat au Liban, qui n'accorde aucun poids aux intérêts du Liban, ni à la vie de son peuple ». Il a assuré que la décision, lundi, du gouvernement d'interdire toute activité militaire ou sécuritaire du Hezbollah était « claire et irrévocable ». « C'est ce que nous voulons mettre en oeuvre avec fermeté et clarté », a déclaré Joseph Aoun.
Le chef de l'Etat a proposé, pour mettre un terme à la guerre, « une trêve » avec Israël, suivie par une aide logistique à l'armée libanaise pour qu'elle puisse se déployer dans les zones de conflit et « désarmer le Hezbollah ».
Dans le même temps, il s'est déclaré pour « que le Liban et Israël entament des négociations directes sous parrainage international » entre les deux pays toujours en état de guerre. Les frappes israéliennes ont fait depuis le 2 mars près de 400 morts et un demi-million de déplacés.

