Des matelas superposés dans un centre d'accueil pour déplacés, dans le Akkar, au Liban-Nord, le 7 mars 2026. Photo Michel Hallak/L'Orient-Le Jour
Après les évacuations massives du Liban-Sud, de la Békaa et de la banlieue sud de Beyrouth cette semaine, suite à la vague de frappes israéliennes sur ces régions, quelques centaines de milliers de déplacés ont fui vers d'autres régions plus sécurisées, notamment en direction du Nord et en particulier vers le Akkar. Présidée par le mohafez Imad Labaki, une cellule de gestion de crise coordonne l’accueil et la prise en charge des déplacés avec plusieurs ministères concernés, dont les Affaires sociales, l’Éducation et l’Intérieur, ainsi qu’avec l’unité de gestion des catastrophes du Conseil des ministres. De nouveaux mécanismes ont été mis en place pour enregistrer les familles déplacées et les répartir entre les centres d’hébergement agréés et les foyers d’accueil.
De nombreux comités, associations et institutions locales se sont mobilisés, explique notre correspondant au Liban-Nord Michel Hallak, proclamant un état d’alerte afin d’assurer la logistique nécessaire et de fournir les besoins essentiels, en coopération avec la Croix-Rouge libanaise et certaines organisations internationales donatrices. Cependant, une semaine après le début de cette crise qui s’intensifie progressivement, certaines pénuries commencent à apparaître, nécessitant des mesures supplémentaires pour combler les lacunes, notamment en matière d’approvisionnement en eau, électricité et denrées alimentaires, en particulier dans la majorité des centres d’hébergement. Selon des sources informées suivant les travaux de cette cellule de crise, ainsi que des fédérations de municipalités et des municipalités elles-mêmes, celles-ci déploient des efforts exceptionnels malgré leurs faibles moyens financiers. Des initiatives individuelles contribuent également à fournir un minimum de ressources, en complément de l’aide importante apportée par les familles hôtes.
Dans ce contexte, la cellule de gestion de crise a annoncé que, selon les données fournies par les cellules d’opérations des fédérations de municipalités, des municipalités et des représentants du ministère des Affaires sociales dans les centres d’hébergement, le nombre total de déplacés enregistrés dans le Akkar s’élève à 1 461 familles, soit 5 472 personnes. Celles-ci sont réparties entre 246 familles dans des centres d’hébergement et 1 215 familles au sein de communautés hôtes, dans 65 localités du Akkar, soit 106 familles de plus que la veille.

