Le Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) a affirmé vendredi que 300.000 personnes étaient déplacées à l'intérieur du Liban, après les frappes aériennes et les ordres d'évacuation israéliens.
Israël a demandé à la population civile d'évacuer des centaines de villages dans le sud du Liban, dans la région orientale de la Bekaa et dans la banlieue sud de Beyrouth, « avec un nombre de personnes potentiellement déplacées pouvant dépasser un million », a affirmé l'ONG dans un communiqué.
« Les ordres d'évacuation émis par Israël exigeant que les civils quittent plusieurs régions du Liban suscitent de graves préoccupations au regard du droit international humanitaire, qui interdit le transfert forcé de populations civiles », a estimé le NRC.
« Ces ordres ne semblent pas avoir de justification militaire et n'offrent aucune garantie de passage sûr ni de soutien aux personnes en fuite, aggravant ainsi les souffrances de centaines de milliers de familles », a ajouté l'ONG.
Celle-ci a insisté sur la nécessité de protéger les civils, y compris ceux qui choisissent de rester ou qui ne peuvent pas se déplacer.
Le ministère libanais de la Santé a annoncé vendredi qu'au moins 217 personnes avaient été tuées et 798 blessées depuis le début des hostilités entre Israël et le Hezbollah lundi.
Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a accusé Israël de provoquer « une catastrophe humanitaire » du fait des déplacements massifs de populations.


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