Cette photographie prise à Mulhouse, dans l’est de la France, montre un écran diffusant l’allocution du président français Emmanuel Macron sur la guerre en Iran et ses répercussions au Moyen‑Orient, depuis le palais de l’Élysée à Paris le 3 mars 2026. Photo SEBASTIEN BOZON / AFP
Le président français, Emmanuel Macron, a indiqué s’être entretenu mercredi avec les dirigeants libanais - le président Joseph Aoun et le Premier ministre Nawaf Salam - ainsi qu’avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, pour évoquer la situation au Liban, qu’il juge « très préoccupante » dans un contexte d’escalade depuis lundi.
« J'ai réaffirmé la nécessité que le Hezbollah cesse immédiatement ses attaques contre Israël et au-delà. Cette stratégie d'escalade constitue une faute majeure qui met en péril l'ensemble de la région. De même, j'ai appelé le Premier ministre israélien à préserver l’intégrité territoriale du Liban et à s’abstenir d’une offensive terrestre. Il est important que les parties reviennent à l’accord de cessez-le-feu », a-t-il souligné sur X.
Le président français a assuré que « la France poursuivra, avec ses partenaires, son soutien aux efforts des Forces armées libanaises, afin qu'elles puissent assumer pleinement leurs missions de souveraineté et mettent un terme à la menace posée par le Hezbollah ».
« Face à l'urgence humanitaire dans le Sud du Liban, la France prendra des initiatives immédiates pour soutenir les populations libanaises déplacées », a-t-il ajouté, précisant que la solidarité de la France avec le peuple libanais et son engagement pour la stabilité régionale restent au cœur de son action.
Cet appel intervient après une première conversation mardi après-midi entre les deux présidents. M. Macron qui avait contacté son homologue libanais, avait qualifié d'« erreur stratégique » une potentielle opération terrestre israélienne au Liban-Sud. Les deux dirigeants avaient aussi évoqué les développements sécuritaires en cours, et « le président Aoun avait insisté sur l’intervention de la France pour mettre fin aux attaques israéliennes contre le Liban ».
Par ailleurs, Joseph Aoun s’est entretenu avec l’ambassadeur des États-Unis au Liban, Michel Issa. Selon un communiqué de la présidence libanaise, M. Aoun a demandé aux États-Unis, comme il l’avait fait avec la France, de déployer des efforts pour mettre fin aux attaques israéliennes.
M. Issa a également été reçu par le Premier ministre Nawaf Salam, avec lequel il a discuté des « développements au Liban et dans la région », selon un message publié sur X par le Grand Sérail. L’ambassadeur américain avait auparavant indiqué que les décisions du gouvernement concernant l’interdiction des activités militaires du Hezbollah et l’invitation à l’armée à appliquer le plan relatif au monopole des armes « étaient venues trop tard », et qu’elles devaient être mises en œuvre « dans les plus brefs délais et par tous les moyens possibles ».

