Le cheikh sunnite Khaldoun Oraymet. Photo ANI
La première juge d’instruction de Beyrouth, Roula Osman, a reporté au 11 mars, l’audience prévue mardi dans l’affaire « Abou Omar ». Ce dossier porte le surnom d’un garagiste du Akkar (Liban-Nord), Moustapha Hessiane, qui se faisait passer auprès de politiciens et d’hommes d’affaires pour un émir saoudien capable de leur garantir un soutien du royaume moyennant paiements.
Vraisemblablement en raison des perturbations liées à la situation sécuritaire dans le pays, le juge Osman ne s’était pas rendue mardi à son bureau, indique à L’Orient-Le Jour une source proche du dossier. La magistrate devrait procéder, le 11 mars, à une confrontation entre l’homme d’affaires, Ahmad Haddara - dont une demande d'information judiciaire au parquet de cassation avait révélé révélé au grand jour la supercherie présumée - et Khaldoun Oraymet, un cheikh sunnite influent, suspecté d’avoir joué un rôle-clé dans la facilitation des contacts entre plusieurs personnalités politiques et « Abou Omar ».

