Des clients dans un centre de remplissage de bouteilles de gaz. (Crédit : AFP)
Le chef du syndicat des travailleurs et des distributeurs dans le secteur du gaz au Liban, Farid Zeinoun, a mis en garde contre tout recours au marché noir, alors que des pénuries de bonbonnes de gaz domestique pointent à l'horizon, dans le contexte de la guerre entre le Hezbollah et Israël.
Dans un entretien à l'Agence nationale d'Information (Ani, officielle), M. Zeinoun a appelé les citoyens à signaler toute entité ou individu vendant des bonbonnes de gaz sur le marché noir à des prix dépassant le tarif officiel fixé par le ministère de l’Énergie, et a exhorté la Direction de la protection du consommateur à ne permettre à aucun acteur de manipuler les prix, de faire des stocks ou de vendre en dehors du cadre légal. Il a appelé à l’intensification des patrouilles d’inspection au sein des sociétés de remplissage de gaz et des commerces de détail, à un contrôle strict du respect du prix officiel des bonbonnes de gaz, ainsi qu’à l’obligation, pour tous les vendeurs, d’afficher clairement et de se conformer au tarif fixé.
Commentant cette déclaration, une source de la société de gaz de pétrole liquéfié Unigaz a déclaré à L’Orient-Le Jour que M. Zeinoun faisait référence à certains petits commerces de quartier, et non aux fournisseurs agréés présents au Liban qui respectent les prix fixés par le ministère. Plusieurs revendeurs contactés par notre publication depuis mardi affirmaient ne pas disposer de stocks disponibles.
Le syndicaliste a par ailleurs rassuré la population libanaise sur les quantités de gaz disponibles, qui sont suffisantes, affirmant que des navires arrivaient successivement au Liban et qu’il n’y avait aucune crainte de pénurie. Il a enfin invité chacun à s’abstenir de tout achat sous l'effet de la panique ou de stockage injustifié.
Le syndicat des distributeurs de gaz a indiqué, lundi, que les stocks au Liban étaient suffisants pour un mois et que trois navires transportant du gaz étaient attendus cette semaine.
Deux jours après le début de la guerre entre l’Iran d’une part, et les États-Unis et Israël de l’autre, le conflit s’est étendu au Liban lundi, faisant craindre de potentielles pénuries sur le marché. Les prix du pétrole et du gaz ont flambé en conséquence, les investisseurs craignant la perspective d’un conflit prolongé au sein du Moyen-Orient, riche en pétrole brut.

