Deux avions sur le tarmac de l’aéroport international de Beyrouth. Photo d'illustration Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour
Le ministre des Travaux publics et des Transports, Fayez Rassamny, a précisé mardi que la décision de maintenir l’espace aérien libanais ouvert au-dessus du Liban a été prise en coordination avec le Conseil supérieur de défense, avec un renforcement des mesures de surveillance et un suivi attentif des développements sécuritaires, dans un contexte exceptionnel marqué par le conflit opposant l’Iran aux États-Unis et à Israël, qui a entraîné plusieurs pays de la région, dont le Liban. Lequel a engendré la fermeture des espaces aériens dans la majorité des pays de la région.
« Nous avons tiré les leçons des expériences passées et nous savons que chaque heure de fermeture de l’espace aérien entraîne des répercussions et des obstacles. C’est pourquoi nous avons choisi de maintenir les vols, avec le plus haut degré de vigilance et de précaution, et un suivi strict des évolutions sécuritaires », a-t-il déclaré lors d’une tournée d’inspection effectuée à l’aéroport international Beyrouth (AIB). Le ministre a également affirmé que la sécurité de l'AIB - le seul aéroport civil opérationnel du pays - constitue une priorité absolue.
Il a ajouté que son ministère assure une coordination permanente avec les services de sécurité et les parties concernées, en plus d’un contact avec les missions diplomatiques, dans le cadre des efforts visant à préserver l’aéroport et les ports libanais de toute cible potentielle.
Il a également souligné que « la sécurité interne de l’aéroport est totalement maîtrisée », précisant que les services de sécurité compétents, la sécurité de l’aéroport ainsi que les systèmes radar assurent, 24 heures sur 24, le suivi des mouvements de décollage et d’atterrissage, garantissant les plus hauts standards de sécurité pour les passagers et les équipages. Il a expliqué que la décision de maintenir l’espace aérien ouvert ne relevait pas uniquement d’un choix technique, mais s’appuyait sur des expériences antérieures ayant démontré que la fermeture de l’espace aérien est une mesure extrêmement complexe, aux lourdes conséquences.

