Une image satellite montre de la fumée s'élevant de la raffinerie de pétrole de Ras Tanura en Arabie saoudite après une attaque de drone, dans le contexte du conflit entre les États-Unis, Israël et l'Iran, à Ras Tanura, en Arabie saoudite, le 2 mars 2026. Document fourni par REUTERS
De l'ambassade américaine à Ryad à des centres de données du géant Amazon aux Emirats et à Bahreïn, Téhéran multiplie mardi les attaques ciblant des sites liés aux Etats-Unis dans le Golfe, en riposte à la guerre sans précédent lancée par Israël et les Etats-Unis. Alors que le Moyen-Orient s'embrase, de Téhéran à Beyrouth et même Chypre, l'ambassade américaine en Arabie saoudite a été la cible de deux drones, qui ont provoqué un incendie, l'obligeant à fermer ses portes.
De nouvelles explosions ont retenti par la suite dans le centre de la capitale saoudienne, selon un journaliste de l'AFP et des témoins, et au moins quatre drones ont été interceptés. Un riverain a dit avoir « entendu une détonation et senti la maison trembler ». Comme à Ryad, l'ambassade américaine au Koweït a signalé sa fermeture jusqu'à nouvel ordre, et Washington a ordonné le départ de tout son personnel diplomatique « non urgent » d'Irak, de Jordanie et du Bahreïn.
A Bahreïn, une base aérienne américaine a été visé par des drones et de missiles au cours d'une « attaque à grande échelle », selon les Gardiens iraniens de la Révolution. Autres cibles liées aux Etats-Unis, des centres de données d'Amazon aux Emirats arabes unis et à Bahrein ont été endommagés par des drones, perturbant les services de la multinationale dans certaines régions du Moyen-Orient.
Six militaires américains ont été tués depuis le début de la guerre, selon le Pentagone. Côté iranien, le Croissant-Rouge a annoncé un bilan de plus de 780 personnes tuées depuis le début de l'attaque samedi, un chiffre que l'AFP n'a pu vérifier de manière indépendante.
Télévision iranienne ciblée
A Téhéran, ville fantôme désertée par ses habitants, de puissantes explosions continent à retentir, selon des journalistes de l'AFP, tout comme à Karaj, à l'ouest de Téhéran, ainsi qu'à Ispahan (centre). Dans le nord de la capitale, l'armée israélienne a affirmé dans la nuit avoir « frappé et démantelé » le siège de la radio-télévision publique iranienne (IRIB), mais celle-ci a dit poursuivre ses émissions.
« La situation n'est pas bonne du tout. Nous sommes sous le feu des bombardements. Internet ne fonctionne pas et nous n'avons aucune nouvelle de personne », témoigne un producteur de film présent à Téhéran. Dans ces

