Vue de l'Hôtel Hilton Habtoor, rebaptisé al-Habtoor Grand, à Beyrouth. Photo tirée du site du groupe
Dans une « déclaration officielle » postée sur son compte X, le groupe al-Habtoor a annoncé lundi « lancer une procédure judiciaire contre la République libanaise », qu’il accuse de lui avoir causé d’importantes pertes en raison de ses décisions. Le groupe indique, dans son post, que « le bureau d’avocats White & Firms, l’un des plus prestigieux au monde s’occupant de litiges souverains et arbitrage en matière d'investissements fondés sur des traités, (le) représentera ».
Le groupe, propriété de l’homme d’affaires émirati Khalaf al-Habtoor, avait annoncé, le 28 janvier dernier, la fermeture de l’ensemble de ses opérations au Liban, invoquant « la dégradation des conditions politiques, économiques et sécuritaires dans le pays ». Il avait affirmé également avoir été la cible de « campagnes hostiles, d’attaques publiques et d’actions diffamatoires visant ses activités ». Cette annonce survenait dans la foulée de menaces de poursuites judiciaires proférées précédemment par Khalaf al-Habtoor contre le gouvernement libanais et la Banque du Liban (BDL), accusés d'avoir « provoqué, à travers leurs décisions, des pertes d’investissements dépassant 1,7 milliard de dollars (6,24 milliards de dirhams) ».
Des menaces qui se concrétisent puisque le groupe a annoncé lundi « être à la phase finale de préparation d’un processus d’arbitrage international à Washington DC, en conformité avec les mécanismes de résolution des conflits qui tombent sous le traité signé entre les Émirats arabes unis et le Liban ».
Et d’ajouter : « Ces dispositions font suite à l'expiration de la période de réflexion de six mois prévue par le traité, et en l'absence de toute mesure corrective significative, proposition de règlement ou engagement institutionnel susceptible de remédier aux violations graves et aux dommages précédemment notifiés aux autorités libanaises. »
Dans son message, le groupe assure « n’avoir eu aucun choix, en l’absence de toute alternative, que de recourir aux canaux légaux ». Il affirme cependant « rester ouvert à toute initiative sérieuse et structurée visant à rétablir pleinement ses droits et à indemniser les dommages subis ».



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