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Vote des expatriés, mégacentres, délais : les législatives au centre d'entretiens de Aoun avec des parlementaires


Vote des expatriés, mégacentres, délais : les législatives au centre d'entretiens de Aoun avec des parlementaires

Le président de la République Joseph Aoun (à gauche) recevant le député Fouad Makhzoumi, au palais de Baabda, le 23 février 2026. Photo ANI

Les élections législatives, théoriquement prévues en mai prochain, figurent en bonne place lundi dans le menu des entretiens tenus par le président libanais Joseph Aoun avec plusieurs députés lundi, au palais de Baabda. Des discussions qui ont lieu alors que, selon nos informations, des tractations sont en cours pour acter un report du scrutin, qui fait polémique en raison notamment des modalités de vote des expatriés, afin de permettre au prochain scrutin d’aboutir à un bouleversement des équilibres politiques actuels au sein de la Chambre, de trancher la question du monopole des armes et d’appliquer pleinement l’accord de Taëf.

« J’ai revendiqué le respect des délais constitutionnels afin d’éviter toute vacance, et pour cela, je demande que les élections législatives soient bien organisées à temps », a affirmé M. Makhzoumi depuis le palais présidentiel. Il a toutefois précisé que le scrutin « devrait garantir le droit des Libanais expatriés à voter pour l’ensemble des 128 sièges du Parlement ». Il a également plaidé pour « l’adoption de mégacentres qui permettraient une participation plus large et renforceraient la transparence ».

Le vote des expatriés fait polémique au Liban depuis plusieurs mois déjà et pourrait être le prétexte d'un éventuel report du scrutin. La loi actuelle prévoit la création de 6 sièges spécifiques pour les expatriés, alors qu’une majorité de députés au Parlement s’est exprimée en faveur d’un amendement de l’article en question, de manière à permettre aux émigrés de voter pour l’un des 128 sièges du Parlement suivant leur région d’origine au Liban. Or le chef du Parlement, Nabih Berry, refuse toujours de discuter de cette option à l’Hémicycle, alors même que l’article sur les six sièges de la diaspora n’est pas assorti d’un mécanisme d’application, restant donc inapplicable.

Face à ces défis, et bien que le ministère de l’Intérieur ait déjà lancé le processus électoral, le gouvernement a envoyé au Parlement un projet de loi pour geler temporairement l’article sur la 16e circonscription, permettant donc aux expatriés de voter pour tous les sièges, comme cela avait été le cas lors des scrutins de 2018 et 2022. Un texte également ignoré par M. Berry, que ses détracteurs soupçonnent de craindre le vote des expatriés, alors même que le tandem chiite, dont son mouvement Amal fait partie (avec le Hezbollah) cherche à garder une mainmise absolue sur la représentation chiite. Pour ce qui est des mégacentres mentionnés par M. Makhzoumi, ils auraient permis aux électeurs de voter hors de leurs localités d’origine.


« Illégitimes et non-démocratiques »

Le député Firas Hamdane (contestation) a lui aussi été reçu lundi au palais de Baabda. À l’issue de l’entretien avec le président Aoun, M. Hamdane a indiqué « lui avoir transmis son souci de voir les élections se dérouler avec le vote des expatriés pour les 128 sièges et les mégacentres, sans quoi elles seraient illégitimes et non-démocratiques ». Et d’ajouter : « Le président de la République, à son tour, a insisté sur la nécessité d’organiser les élections dans les délais. »



Les élections législatives, théoriquement prévues en mai prochain, figurent en bonne place lundi dans le menu des entretiens tenus par le président libanais Joseph Aoun avec plusieurs députés lundi, au palais de Baabda. Des discussions qui ont lieu alors que, selon nos informations, des tractations sont en cours pour acter un report du scrutin, qui fait polémique en raison notamment des modalités de vote des expatriés, afin de permettre au prochain scrutin d’aboutir à un bouleversement des équilibres politiques actuels au sein de la Chambre, de trancher la question du monopole des armes et d’appliquer pleinement l’accord de Taëf.« J’ai revendiqué le respect des délais constitutionnels afin d’éviter toute vacance, et pour cela, je demande que les élections législatives soient bien organisées à temps », a...