Le métropolite de Beyrouth, Mgr Elias Audi. Photo ANI
Le métropolite grec-orthodoxe de Beyrouth Elias Audi a abordé, dans son homélie dominicale, un thème qui a fait couler beaucoup d’encre : l’imposition de nouvelles taxes indirectes par le gouvernement afin de financer une augmentation des salaires des fonctionnaires du secteur public. « Pourquoi les responsables ne font-ils pas leur possible pour le bien de leurs administrés, au lieu de les traiter injustement et de faire semblant d’ignorer leurs droits en imposant des taxes qui sont un fardeau supplémentaire, sans explorer d’autres moyens de financement », a-t-il déploré.
Le prélat a exhorté les responsables libanais à « effectuer les réformes nécessaires, à adopter la transparence, la justice et la bonne gouvernance pour relancer l’économie et attirer les investissements, sans répéter les erreurs de leurs prédécesseurs ».
En vue de financer des hausses des salaires de fonctionnaires, notamment les militaires en service et à la retraite, le gouvernement de Nawaf Salam a pris plusieurs mesures impopulaires, dont l’imposition de droits d’accises équivalant à 3,5 dollars sur les carburants, la majoration de la TVA d’un point et l’ajout de taxes sur les conteneurs entrant au port. Les rémunérations du secteur public ont été largement rognées, depuis le début de la crise économique et financière en 2019, par la très forte dépréciation de la livre libanaise, qui a perdu plus de 90 % de sa valeur par rapport au dollar américain.



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