Le chef du Courant patriotique libre (CPL) Gébran Bassil, le 26 avril 2025. Photo tirée de son compte X
Le chef du Courant patriotique libre (CPL) Gebran Bassil a annoncé samedi avoir signé, aux côtés de six candidats potentiels pour la théorique 16e circonscription (des Libanais de l'étranger), une mise en demeure adressée au ministère des Affaires étrangères au lendemain du refus de ce dernier d’enregistrer une candidature aux prochaines élections législatives prévues en mai.
Le CPL a expliqué dans un communiqué que la mise en demeure « établit un différend juridique et judiciaire avec le ministère », auquel il pourrait être recouru « en cas de refus persistant d’appliquer la loi et de garantir les droits des expatriés relatifs au vote, à la représentation et à la candidature depuis l’étranger ».
Le ministère avait justifié vendredi son incapacité d'enregistrer la candidature de Abbas Fawaz, un homme d’affaires de confession chiite et une ancienne connaissance du président de la Chambre Nabih Berry, en l’absence des décrets d’application de la 16e circonscription, créée par la loi électorale de 2017 et qui regroupe six sièges de députés réservés aux expatriés. La création de cette circonscription est au centre d’un bras de fer politique entre ceux qui veulent la maintenir — dont le tandem chiite Amal et Hezbollah, ainsi que le CPL — et ceux qui réclament que les expatriés puissent élire les 128 députés de la Chambre.
La semaine dernière, la Commission de législation et de consultation qui dépend du ministère de la Justice avait estimé que les expatriés devaient voter pour les 128 députés en l’absence d’identification réglementaire de la 16e circonscription.
Dans le but de « protéger le droit des Libanais de la diaspora à voter et à se porter candidats depuis l’étranger », le CPL a appelé le ministère à « assumer ses responsabilités » et l’accuse de « manquement dans l’application de la loi électorale », notamment en ce qui concerne la représentation des expatriés. Le parti aouniste a estimé que « les mécanismes d’application sont clairement définis, à la lumière des rapports issus des commissions conjointes entre les ministères de l’Intérieur et des Affaires étrangères, conformément aux dispositions légales ».

