Des Palestiniens se rassemblent pour rompre leur jeûne en prenant leur repas de l'iftar le premier jour du mois sacré du ramadan, près des décombres d'immeubles résidentiels détruits pendant l'offensive israélienne qui a duré deux ans, à Gaza, le 18 février 2026. Photo REUTERS
Le chef de l'administration provisoire de la bande de Gaza, le Palestinien Ali Shaath, est arrivé jeudi à Washington pour participer à la réunion inaugurale du « Conseil de paix » présidé par Donald Trump, ont annoncé à l'AFP deux responsables palestiniens.
Ali Shaath participera à cette réunion « après avoir reçu hier une invitation », a déclaré un membre du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG), qu'il dirige. Le dirigeant palestinien, qui est accompagné du responsable du comité en charge des finances, « doit prononcer un discours exposant le cadre général de son plan pour les cent premiers jours », a indiqué à l'AFP une source proche du NCAG.
Une vingtaine de chefs d'Etat et de hauts dirigeants internationaux sont présents à Washington pour la première réunion du « Conseil de paix », créé après l'entrée en vigueur le 10 octobre du cessez-le-feu négocié par l'administration Trump, avec le Qatar et l'Egypte. Le Comité national, qui compte 15 membres et ne s'est pas encore installé à Gaza, est placé sous son autorité et sera chargé de la gestion provisoire du territoire.
Jeudi, Donald Trump devrait exposer en détail les engagements financiers de plus de cinq milliards de dollars pris par les pays membres du « Conseil de paix ». Selon un document distribué avant la réunion et obtenu par le Haaretz, l’administration américaine a demandé aux représentants des 47 États membres de révéler, dans leurs discours inauguraux, leur contribution financière ou pratique au plan pour Gaza.
La mise en place de la Force internationale de stabilisation (ISF), dont le déploiement est prévu à Gaza dans le cadre de la deuxième phase du plan américain visant à mettre fin définitivement à la guerre, doit également être abordée. Selon des informations du Guardian, l’administration Trump prévoit la construction d’une grande base militaire dans le sud de la bande de Gaza pour accueillir 5 000 soldats internationaux. Cette base sera utilisée par l'ISF et couvrirait une superficie d'environ 140 hectares. Capable d’accueillir jusqu’à 5 000 soldats appartenant à la Force internationale de stabilisation, elle comprendrait plus d'une vingtaine de tours de guet, un champ de tir, des entrepôts pour le matériel militaire, ainsi qu’un réseau d’abris souterrains.


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