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Dernières Infos - Liban-Nord

Salam supervise à Tripoli le plan d'urgence pour les immeubles menacés d'effondrement

Un sit-in à l'entrée du port de la grande ville du Liban-Nord a été organisé pour protester contre la décision du gouvernement d'augmenter la TVA et le prix de l'essence.

Salam supervise à Tripoli le plan d'urgence pour les immeubles menacés d'effondrement

Le Premier ministre Nawaf Salam lors d'un déplacement à Tripoli, le 17 février 2026. Photo X/@GrandSerail

Le Premier ministre Nawaf Salam s'est rendu mardi matin à Tripoli pour superviser l'application du plan d'urgence pour les bâtiments menacés d'effondrement, une semaine après l'écroulement d'un immeuble à Bab el-Tebbané qui a fait 13 morts. Cette visite du chef du gouvernement intervient parallèlement à une réunion des élus locaux de la deuxième plus grande ville du Liban, dédiée à l'accompagnement des populations évacuées.

Accompagné de la ministre des Affaires sociales Hanine Sayed, le Premier ministre s'est tout d'abord rendu à l'Institut hôtelier de la ville, où ont été provisoirement relogés une partie des 229 familles évacuées des 21 immeubles fissurés depuis le 9 février, selon le bilan dressé au dernier Conseil des ministres qui s'était tenu lundi au palais de Baabda. Ce bilan précise que des abris temporaires ont pour l'instant été assurés à 64 d'entre elles, et que les efforts se poursuivent en ce sens. Au total, quelque 114 immeubles à risque immédiat d'effondrement doivent être évacués.

M. Salam a par la suite présidé une réunion à laquelle a notamment participé le président du conseil municipal de Tripoli Abdel Hamid Karimé, revenu sur sa décision de démissionner en raison des effondrements successifs dans la ville. Ce dernier a participé ce matin à la réunion élargie présidée par la gouverneure par intérim du Liban-Nord Imane el-Rafeï, qui a rassemblé un grand nombre d'élus locaux de la fédération des municipalités de Tripoli. Les discussions ont principalement porté sur l’accompagnement des habitants évacués des immeubles fissurés ou menacés d'effondrement, ainsi que sur la nécessité d’assurer des solutions de relogement et de coordonner les efforts sur l'ensemble de l'aire urbaine, rapporte l'Agence nationale d'information (ANI, officielle). Il a également été décidé de poursuivre « les inspections des bâtiments et les évacuations en coordination avec les services concernés », tout en facilitant « l’accompagnement des familles touchées, notamment via l’accès à des logements provisoires et à des loyers raisonnables, et prévenir toute exploitation ». L'assemblée a aussi appelé à renforcer le rôle des moukhtars à cette fin.

Le drame de Bab el-Tebbané, qui a fait 13 morts dont un enfant de trois ans et huit blessés, avait été précédé par un autre effondrement mortel dans le quartier de Kobbé fin janvier. Dimanche, la municipalité de Tripoli y avait effectué une première démolition dans cette zone défavorisée de la ville.

Parallèlement à la visite de M. Salam, une manifestation a été organisée à partir de 11h à l'entrée du port de la ville par plusieurs syndicats de Tripoli, dont celui des fonctionnaires et des transporteurs routiers. Celle-ci a pour objectif de transmettre un « message clair » au gouvernement pour protester contre sa décision d'augmenter la TVA et les taxes sur le prix de l'essence pour financer la hausse du point d'indice des fonctionnaires et des pensions de retraite des militaires.

Par ailleurs, la ministre de l’Éducation et de l'Enseignement supérieur Rima Karamé a prolongé la suspension des cours au lycée al-Haddadine pour les filles à Tripoli jusqu'à mercredi, « afin de permettre aux équipes de maintenance d'installer des toilettes provisoires, qui seront utilisées jusqu'à la fin des réparations dans les lieux désignés ». Elle a assuré qu’après cette date, « le lycée reprendra ses activités et accueillera les élèves normalement, sachant que les travaux de réparation du bâtiment commenceront dès que possible et seront effectués de manière à ne pas perturber le fonctionnement du lycée ». La ministre a indiqué qu'elle « suivait le dossier de la rénovation et de l'entretien des écoles de Tripoli, et coordonnait avec la municipalité afin de s'assurer que d’éventuels bâtiments délabrés et à risque d’effondrement ne constituaient aucun danger pour les bâtiments scolaires à proximité ».


Le Premier ministre Nawaf Salam s'est rendu mardi matin à Tripoli pour superviser l'application du plan d'urgence pour les bâtiments menacés d'effondrement, une semaine après l'écroulement d'un immeuble à Bab el-Tebbané qui a fait 13 morts. Cette visite du chef du gouvernement intervient parallèlement à une réunion des élus locaux de la deuxième plus grande ville du Liban, dédiée à l'accompagnement des populations évacuées.Accompagné de la ministre des Affaires sociales Hanine Sayed, le Premier ministre s'est tout d'abord rendu à l'Institut hôtelier de la ville, où ont été provisoirement relogés une partie des 229 familles évacuées des 21 immeubles fissurés depuis le 9 février, selon le bilan dressé au dernier Conseil des ministres qui s'était tenu lundi au palais...