Les proches d'Ahmad Chokr remettent un dossier au responsable onusien Mazen Chakoura. Photo ANI
Des proches d’Ahmad Chokr, ancien capitaine de la Sûreté générale disparu à la mi-décembre et dont l’enlèvement serait attribué au Mossad, ont été reçus lundi par le représentant régional du Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme, Mazen Chakoura. Ils lui ont remis un document détaillé demandant de connaître le sort de M. Chokr et de garantir sa sécurité, rapporte l’Agence nationale d’information (Ani, officielle).
La délégation était composée de Rana et Hassan Chokr, Chahinaz Ghayad et Mohammad Safa, directeur du Centre Khiam pour la réhabilitation des victimes de la torture. Le représentant onusien a affirmé « comprendre l’affaire et la souffrance de la famille » et s’est engagé à « transmettre la demande aux autorités compétentes et à assurer le suivi du dossier conformément aux mécanismes en vigueur ».
Le mémorandum remis à M. Chakoura détaille les circonstances de l’enlèvement d'Ahmad Ali Chokr. Selon sa famille il s'agit d'une « détention arbitraire » et d'une « disparition forcée ». Le document dénonce également « des violations graves des droits fondamentaux garantis par le droit international des droits de l’homme et le droit international humanitaire ».
Il demande notamment « la révélation immédiate du sort et du lieu de détention d’Ahmad Chokr, la garantie de son intégrité physique et psychologique, la possibilité pour sa famille de communiquer avec lui, l’autorisation de lui rendre visite par une instance internationale neutre, et l’octroi de toutes les garanties juridiques et humanitaires en vue de sa libération ».
Début janvier, ses proches avaient déjà organisé un sit-in à Nabi Chit, dans la Békaa, pour dénoncer le « silence » des autorités libanaises sur cette affaire. Plusieurs dizaines de personnes, dont d’anciens ministres, avaient participé à ce rassemblement, au cours duquel des discours appelaient le président de la République, Joseph Aoun, le Premier ministre, Nawaf Salam, et le président du Parlement, Nabih Berry, à faire la lumière sur le sort du vétéran disparu.


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