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Salaires du public : des syndicats d’enseignants rejettent toute « solution partielle » avant le Conseil des ministres


Salaires du public : des syndicats d’enseignants rejettent toute « solution partielle » avant le Conseil des ministres

Manifestation devant le Parlement à Beyrouth contre le projet de budget 2026 examiné par les élus, le 27 janvier 2026. Photo archives Mohammad Yassine/L'Orient-Le Jour

Plusieurs syndicats d’enseignants du secteur public, dans le primaire, le complémentaire, le secondaire et le technique, ont prévenu dimanche qu’ils n’accepteraient aucune solution « partielle ni une augmentation symbolique » au problème de leurs salaires lors de la réunion du Conseil des ministres prévue lundi pour étudier un ajustement des rémunérations.

« Nous attendons cette séance décisive afin d’en tirer les conclusions qui s’imposent et nous maintenons nos réunions ouvertes, en coordination avec les ligues du secteur public, pour adopter la position appropriée », ont écrit les syndicats dans un communiqué.

« Le gouvernement fait face à un dernier test : soit des décisions courageuses qui sauvent l’enseignement public, soit des options d’escalade dont le pouvoir assumera seul la responsabilité des conséquences », ont-ils ajouté.

« À la lumière du délai accordé par les ligues au gouvernement jusqu’à la mi-février pour approuver l’augmentation attendue des salaires, de manière à restaurer progressivement le pouvoir d’achat des professeurs et des enseignants et à atténuer l’impact de l’inflation, les ligues réaffirment leur attachement à leurs revendications urgentes à ce stade, à savoir le relèvement du multiplicateur du salaire à 37 fois, l’augmentation du taux horaire des contractuels dans la même proportion, l’intégration immédiate de toutes les indemnités au salaire de base, ainsi que la mise en place d’un mécanisme clair, avec des chiffres précis », ont poursuivi les syndicats.

Le délai évoqué a été fixé par l’exécutif fin janvier, alors que des fonctionnaires actifs et à la retraite — parmi lesquels figuraient des enseignants mais aussi des militaires — manifestaient devant le Parlement pendant le vote du budget.

Les syndicats d’enseignants demandent enfin qu’une nouvelle grille des salaires, qui ajuste les rémunérations de manière généralisée, soit rapidement adoptée.

Les traitements et salaires du secteur public ont été dépréciés par l’effondrement de la livre libanaise à la suite de la crise qui a éclaté en 2019, le taux de change actuel, stabilisé depuis deux ans, équivalant à 60 fois celui qui était fixé auparavant. Ils n’ont toujours pas été majorés de manière à compenser complètement cette perte de pouvoir d’achat. Le gouvernement, qui tente de convaincre le Fonds monétaire international (FMI) de sa bonne foi pour réformer le pays, ne souhaite pas acter une augmentation généralisée des salaires avant de réformer une fonction publique qui compte beaucoup trop d’effectifs pour la taille du pays.

Plusieurs syndicats d’enseignants du secteur public, dans le primaire, le complémentaire, le secondaire et le technique, ont prévenu dimanche qu’ils n’accepteraient aucune solution « partielle ni une augmentation symbolique » au problème de leurs salaires lors de la réunion du Conseil des ministres prévue lundi pour étudier un ajustement des rémunérations.« Nous attendons cette séance décisive afin d’en tirer les conclusions qui s’imposent et nous maintenons nos réunions ouvertes, en coordination avec les ligues du secteur public, pour adopter la position appropriée », ont écrit les syndicats dans un communiqué.« Le gouvernement fait face à un dernier test : soit des décisions courageuses qui sauvent l’enseignement public, soit des options d’escalade dont le pouvoir assumera seul la responsabilité des...