Un homme passe devant un portait du chef du Hezbollah, le cheikh Naïm Kassem, le 24 mai 2025 à Tyr au Liban-Sud, lors des élections municipales. Photo d'archives Matthieu Karam/L'Orient-Le Jour
Le secrétaire général du Hezbollah Naïm Kassem a répondu samedi à une lettre de Ali Akbar Velayati, haut conseiller du guide suprême iranien, affirmant que son parti « a fait échouer l’objectif de l’ennemi (israélien) visant à détruire » la formation chiite, selon la chaîne d'information iranienne Press TV.
« Malgré le martyr de plusieurs commandants et les dégâts enregistrés, le Hezbollah est finalement parvenu à faire échouer les objectifs de l’agression israélienne », pendant la guerre à l'automne 2024, a affirmé le numéro un du Hezbollah. Qualifiant les combats de « guerre sanglante et implacable », durant laquelle le parti a perdu des milliers d'hommes, Naïm Kassem a affirmé qu'avec « l'aide divine », le Hezbollah « a poursuivi sa voie et empêché l’ennemi d’atteindre son objectif consistant à l'éliminer ». Il a ajouté que le parti « poursuivra son chemin avec une détermination inébranlable », tout en remerciant la République islamique d'Iran, parrain de la formation, « du soutien à la résistance et au peuple palestinien. » Il a enfin rendu hommage au guide suprême iranien Ali Khamenei, estimant « que son courage et sa constance constituent un élément central de la pérennité de l'Iran ».
Ali Akbar Velayati avait affirmé dans sa lettre adressée à Naïm Kassem que son pays était « entièrement prêt à faire face à toute menace étrangère. » Des négociations se tiennent entre l'Iran et les États-Unis, dont le président Donald Trump a menacé de recourir à la force en cas d'échec des pourparlers. Les négociations portent en premier lieu sur le nucléaire iranien, mais les États-Unis et Israël souhaiteraient y inclure également les missiles balistiques et le soutien aux milices arabes dans la région, dont le Hezbollah. En cas d'attaque américaine contre l'Iran, le chef du Hezbollah avait affirmé le mois dernier que son parti ne serait « pas neutre », tout en restant flou sur ce que cela impliquerait concrètement.


