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Malgré les critiques de l’ONU, UG Solutions pourrait revenir au plan Trump


Malgré les critiques de l’ONU, UG Solutions pourrait revenir au plan Trump

Des bâtiments détruits à Gaza, vus depuis le côté israélien de la frontière entre Israël et Gaza, le 11 février 2026. REUTERS/Amir Cohen

Une société américaine de sécurité qui avait déployé des vétérans armés pour protéger les sites d’aide à Gaza est en discussions avec le Conseil de paix de l’administration Trump concernant son prochain rôle dans l’enclave, a indiqué l’entreprise, après avoir déjà fait face à des critiques de l’ONU sur des incidents meurtriers à ses points de distribution.

UG Solutions a révélé cette information, jamais rapportée auparavant, après que l'agence Reuters a indiqué que la société recrutait des contractuels parlant arabe et ayant une expérience de combat pour travailler dans des lieux non divulgués. Une source ayant une connaissance directe de la planification du Conseil de paix a confirmé que des discussions étaient en cours avec l’entreprise.

Basée en Caroline du Nord, la société, qui avait assuré la sécurité de la Gaza Humanitarian Foundation (GHF) soutenue par les États-Unis et Israël l’an dernier. Celle-ci avait été fermée après le cessez-le-feu entre l’État hébreu et le Hamas en octobre. Elle avait été critiquée par l’ONU pour la mort de Palestiniens tentant d’accéder aux sites d’aide dans des zones où l’armée israélienne était déployée et ouvrait le feu, faisant des centaines de victimes. L’armée israélienne affirme que ses soldats ont tiré pour faire face aux menaces et contrôler les foules.

Un porte-parole de UG Solutions a déclaré que l’entreprise avait « fourni des informations et des propositions au Conseil de paix dirigé par les États-Unis », un organisme créé par le président Donald Trump pour soutenir son plan visant à mettre fin à la guerre à Gaza. « Notre proposition a été reçue favorablement, mais tant que le Conseil de paix n’aura pas précisé ses priorités en matière de sécurité, UG Solutions planifie en interne plusieurs scénarios possibles pour soutenir les efforts à Gaza », a précisé le porte-parole.

Une source proche de la planification du Conseil de paix a indiqué que des discussions avec UG Solutions et plusieurs autres groupes étaient en cours depuis plusieurs semaines, mais qu’aucune décision finale n’avait été prise. Les représentants du Conseil de paix n’ont pas répondu immédiatement à une demande de commentaire. Le département d’État américain n’a pas non plus réagi dans l’immédiat.

Un retour problématique

Les Palestiniens pourraient considérer tout retour d'UG Solutions dans l’enclave comme problématique en raison de la violence survenue lors des distributions de la Fondation humanitaire de Gaza. « La GHF et ceux qui la soutiennent ont du sang palestinien sur les mains ; ils ne sont pas les bienvenus à Gaza », a déclaré Amjad al-Chawa, responsable du Palestinian NGOs Network, qui fait le lien avec l’ONU et les agences humanitaires internationales. La GHF n’a pas répondu à une demande de commentaire. Elle a toujours défendu sa méthode de sécurité durant les mois où elle a opéré à Gaza.

Le porte-parole de UG Solutions a souligné que ses contractuels armés ne faisaient que sécuriser les sites d’aide et leur périmètre immédiat, et n’avaient aucun contrôle sur les actions de l’armée israélienne ou des groupes militants palestiniens. Selon lui, les organisations humanitaires et entités commerciales « cherchent UG Solutions pour soutenir leurs opérations », alors qu’elles peinent à gérer des livraisons pillées ou détournées, suggérant un rôle potentiel au-delà du Conseil de paix.

Davantage d’aide

Le plan Trump pour Gaza prévoit une augmentation de l’aide humanitaire, le retrait d’Israël après que le Hamas aura déposé les armes, et la reconstruction du territoire sous la supervision d’un Conseil de paix dirigé par le président américain.

Le Conseil tiendra une réunion à Washington la semaine prochaine, qui devrait servir en partie de collecte de fonds. Ces fonds soutiendront le plan envisagé par le gendre de Trump, Jared Kushner, pour reconstruire Gaza par étapes, en commençant par Rafah, dans le sud, sous contrôle militaire israélien.

Rafah est l’endroit où la GHF avait installé trois de ses quatre points d’aide, attirant des Palestiniens affamés. L’ONU a qualifié ces opérations de dangereuses et contraires aux principes humanitaires qui exigent une distribution sûre de l’aide.

L’armée israélienne a reconnu que certains Palestiniens avaient été blessés, sans préciser le nombre, et affirme avoir modifié ses procédures après ces incidents.

Offres d’emploi

Lorsque la GHF a fermé, UG Solutions a affirmé rester « l’entreprise de sécurité de référence pour aider ceux qui se concentrent sur la reconstruction et la distribution d’aide », comme prévu dans le plan Trump.

L’entreprise a publié plusieurs offres d’emploi sur son site web, et a évoqué ses discussions pour Gaza en réponse à ces questions. L’un des postes, International Humanitarian Security Officer, prévoit de « sécuriser les infrastructures-clés, faciliter les efforts humanitaires et assurer la stabilité dans un environnement dynamique ». Une maîtrise des « armes légères » est souhaitée.

Un autre poste, réservé aux candidates féminines, concerne un Cultural Support Officer chargé de garantir une distribution d’aide sûre, efficace et adaptée culturellement.

Le porte-parole a précisé que ces postes visent à préparer une équipe pour des contrats potentiels à Gaza et une expansion en Syrie, où la société cherche à fournir des services dans le secteur pétrolier et gazier.


Cet article est une traduction d'une dépêche publiée par Reuters.

Une société américaine de sécurité qui avait déployé des vétérans armés pour protéger les sites d’aide à Gaza est en discussions avec le Conseil de paix de l’administration Trump concernant son prochain rôle dans l’enclave, a indiqué l’entreprise, après avoir déjà fait face à des critiques de l’ONU sur des incidents meurtriers à ses points de distribution.UG Solutions a révélé cette information, jamais rapportée auparavant, après que l'agence Reuters a indiqué que la société recrutait des contractuels parlant arabe et ayant une expérience de combat pour travailler dans des lieux non divulgués. Une source ayant une connaissance directe de la planification du Conseil de paix a confirmé que des discussions étaient en cours avec l’entreprise.Basée en Caroline du Nord, la société, qui avait...