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Traitements : les syndicats du secteur public maintiennent la pression sur le gouvernement


Traitements : les syndicats du secteur public maintiennent la pression sur le gouvernement

La direction générale du ministère des Finances, dans le quartier du Palais de justice à Beyrouth, le 15 novembre 2025. Photo Philippe Hage Boutros/L’Orient-Le Jour

Le Rassemblement des syndicats du secteur public, représentant les fonctionnaires civils et militaires, a appelé dans un communiqué publié vendredi 13 février le gouvernement et le Parlement à honorer leurs engagements, notamment en ce qui concerne l’ajustement des traitements et des pensions, ainsi que les rémunérations des contractuels. Lors du débat parlementaire sur le budget 2026, fin janvier, le gouvernement s’était engagé à présenter, d’ici à la mi-février, une proposition portant sur l’augmentation des salaires dans la fonction publique.

Selon des sources proches du dossier, le ministère des Finances examine une proposition prévoyant l’octroi aux employés du secteur public d’une hausse équivalente à quatre à six salaires mensuels supplémentaires, versée en livres libanaises. Dans le cadre de ce projet, ces montants seraient versés exclusivement via des cartes de crédit, sans possibilité de retrait en espèces, et utilisables uniquement pour des paiements et achats électroniques.

Depuis le déclenchement de la crise en 2019, les salaires des agents publics, libellés en livres libanaises, ont été fortement érodés. Malgré une série d’ajustements partiels, leur niveau n’a retrouvé qu’environ 25 % de leur pouvoir d’achat d’avant-crise, près de six ans plus tard. Parallèlement, les tensions se sont accentuées au sein des administrations publiques, la majorité des fonctionnaires n’ayant pas bénéficié de corrections salariales significatives, tandis que les employés de certaines autorités de régulation – notamment dans les secteurs des télécommunications et de l’électricité – se sont vu accorder des rémunérations mensuelles comprises entre 7 000 et 9 000 dollars.

Le Rassemblement a réaffirmé que sa revendication centrale demeure la restauration du pouvoir d’achat des salaires et des pensions à leur niveau d’avant 2019. Dans son communiqué, il appelle à une « augmentation immédiate portant les salaires et les pensions à 50 % de leur valeur en dollars de 2019 », suivie de hausses progressives de 10 % tous les six mois, accompagnées d’allocations supplémentaires – telles que des primes de productivité ou de transport – ainsi que d’ajustements parallèles pour les contractuels, toutes catégories confondues.

Le groupe a mis en garde contre ce qu’il qualifie de « discrimination entre actifs et retraités, civils et militaires, ou entre catégories administrative, éducative et diplomatique », dénonçant l’octroi d’avantages à certaines catégories au détriment d’autres. Il s’est également opposé à toute réforme susceptible de porter atteinte au régime des retraites, sauf si celle-ci vise à améliorer les pensions.

Enfin, le Rassemblement a mis en garde contre une possible escalade, appelant les fonctionnaires et retraités à se tenir prêts à descendre dans la rue « au moment opportun » si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Le Rassemblement des syndicats du secteur public, représentant les fonctionnaires civils et militaires, a appelé dans un communiqué publié vendredi 13 février le gouvernement et le Parlement à honorer leurs engagements, notamment en ce qui concerne l’ajustement des traitements et des pensions, ainsi que les rémunérations des contractuels. Lors du débat parlementaire sur le budget 2026, fin janvier, le gouvernement s’était engagé à présenter, d’ici à la mi-février, une proposition portant sur l’augmentation des salaires dans la fonction publique.Selon des sources proches du dossier, le ministère des Finances examine une proposition prévoyant l’octroi aux employés du secteur public d’une hausse équivalente à quatre à six salaires mensuels supplémentaires, versée en livres libanaises. Dans le cadre de ce...