Photo-montage L'Orient-Le Jour
L’audience que devait tenir mercredi la première juge d’instruction en charge de l’affaire dite « Abou Omar », Roula Osman, n’a pas eu lieu, en raison de la non-comparution d’un homme d’affaires, Ahmad Haddara, dont la magistrate devait entendre la déposition.
M. Haddara avait révélé au grand jour l’affaire en déposant, en décembre dernier, une plainte devant le parquet de cassation. Il affirme avoir été victime d’une escroquerie dont l’auteur, le garagiste Moustapha Hessiane, alias Abou Omar, s’était fait passer pour un émir saoudien, vraisemblablement en vue de soutirer de l’argent aux personnalités politiques et hommes d’affaires qu’il contactait en leur faisant croire que le royaume wahhabite les soutiendrait dans leurs activités publiques, en échange de paiements.
Outre Moustapha Hessiane, un cheikh sunnite, Khaldoun Oraymet, est également en état d’arrestation. Il est suspecté d’avoir joué un rôle-clé dans la facilitation des contacts entre Abou Omar et ses victimes. Un des fils du cheikh, Mohammad, est également impliqué dans cette affaire. Ciblé par un mandat d’arrêt, il est en cavale. Ahmad Haddara l’accuse de lui avoir extorqué une somme d’argent et d’être parvenu à se faire offrir une voiture.
Il n’a pas été possible de savoir le motif de l’absence de M. Haddara. Selon nos informations, le juge Osman n’a pas fixé une nouvelle date d’audience, ayant décidé de transmettre au parquet de cassation les exceptions pour vices de forme que lui avait soumises l’avocat Merhef Oraymet, autre fils du cheikh sunnite, au nom de son frère Mohammad. La date de la prochaine séance devrait être fixée après que la juge Osman aura reçu l’avis du parquet sur la requête de M. Oraymet.


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