Aicha Alkhatib, directrice d'une école publique, s'entretient avec les frères Ahmad et Mohamad Rached dans le camp de réfugiés palestiniens de Balata, à l'est de Naplouse, en Cisjordanie occupée, le 10 février 2026. Photo Jaafar Ashtiyeh/ AFP
Le président Donald Trump s'oppose à l'annexion de la Cisjordanie et souhaite la stabilité, a déclaré un responsable américain, après qu'Israël a décidé de renforcer son emprise sur les territoires palestiniens occupés.
Les Etats-Unis, principal allié d'Israël, se sont abstenus de toute critique directe après un concert de protestations contre ces décisions qui permettraient également l'expansion des colonies en Cisjordanie.
« Comme le président l'a clairement indiqué, il ne soutient pas l'annexion de la Cisjordanie par Israël », a déclaré lundi soir un responsable de l'administration Trump.
« Une Cisjordanie stable garantit la sécurité d'Israël et correspond à l'objectif de cette administration d'instaurer la paix », a ajouté le responsable sous couvert d'anonymat en réponse à une question sur les mesures israéliennes.
Le cabinet de sécurité israélien a approuvé dimanche une série de règles qui doivent permettre à Israël d'étendre son contrôle dans des zones qui sont administrées par l'Autorité palestinienne, en vertu des accords d'Oslo des années 1990.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu est attendu à Washington mercredi où il doit aborder le dossier iranien avec le président américain.
Les ministres des Affaires étrangères d'Arabie saoudite, d'Egypte, de Turquie, du Qatar, de la Jordanie, des Emirats arabes unis, d'Indonésie et du Pakistan ont eux dénoncé l'imposition « d'une nouvelle réalité juridique et administrative en Cisjordanie occupée, accélérant ainsi les tentatives de son annexion illégale et le déplacement du peuple palestinien ».
Plus tôt dans la journée, l'Union européenne avait également condamné « un nouveau pas dans la mauvaise direction ».


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